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Tours, portes, remparts

 

= monument historique (voir la liste complète)

 

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La porte du Croux

Adresse : rue de la porte du Croux
Patrimoine : Classé MH en 1862, sous le N°
PA00112966

Histoire :
Hormis son rôle défensif, la Porte du Croux obtenait un rôle commercial par les taxes sur les produits de consommation qui entraient par les portes de la ville. Un "échevin" (élu municipal) administrait le quartier attaché à la Porte du Croux. Ancienne entrée médiévale fortifiée, elle a été reconstruite telle que nous la connaissons aujourd'hui entre 1394 et 1398. Auparavant une porte à cet endroit était déjà attestée en 1194, date de la construction des remparts par Pierre de Courtenay. Une
avant-porte fut construit en 1422.

La Porte du Croux cessa définitivement son rôle défensif en 1578 après que les échevins l'aient murée pendant les guerres de religion. Elle servit alors de dépôt d'archives à l'abbesse de l'abbaye Notre-Dame, puis en dépôt de poudres durant la période révolutionnaire.

En 1847, à l'abandon, elle est achetée par le baron de Vertpré qui en fait don à la municipalité sous condition de restauration et d'y créer un musée des antiquités de la Nièvre.

C'est en 1862 que l'édifice est classé aux monument historiques.

Architecture :
On peut y voir des fentes dans lesquelles passaient les chaînes d'un pont levis (il y avait autrefois une petite rivière qui bordait le rempart à cet endroit).

photos 6 juillet 2013 :

 

photos 2008 à 2012 :

 

 

L'avant-porte du Croux

Adresse : rue de la porte du Croux
Patrimoine : Classé MH en 1916, sous le N°
PA00112949

Elle est située en amont de la porte du Croux, à quelques dizaines de mètres.

photos août 2008 :

 

 

La tour Goguin

Adresse : quai des Mariniers
Patrimoine : Classé MH en 1945, sous le N°
PA00112973

Anciennement nommée "tour de Cuffy", elle fut construite au XIIe siècle et réaménagée en 1419. Puis elle devint un moulin à vent au cours du XVIIe ou XVIIIe siècles. Son nom est celui du propriétaire qui l'a vendue en 1906.

photo 19 octobre 2013 :

 

photo 6 juillet 2013 :

 

photos de 2003 à 2008 :

 

 

La porte de Paris

Adresse : place de la Résistance / rue des Ardilliers
Patrimoine : Classé MH en 1930, sous le N°
PA00112967

Histoire :
C'est en 1734 que le duc Mazarin-Mancini permet la démolition de plusieurs portes de la ville à condition que ses armes figurent sur les nouveaux ouvrages. La ville de Nevers décide de remplacer la porte médiévale des Ardilliers et construits à ses frais de 1742 à 1746 un édifice plus au goût du jour : la Porte de Paris.

La Porte de Paris célèbre la victoire de Louis XV à Fontenoy en 1745.

Elle fut restaurée plusieurs fois au cours du XIXème siècle et obtient un classement monument historique en 1930.

Les années 1950 ont vu naître la déviation de la RN7, puis l'A77, évitant la grande circulation à l'entrée de la ville.

Architecture :
Sa forme en arc ce triomphe, la seule dans le département de la Nièvre, est de facture classique et s'inspire, comme ses contemporains, du style antique. La fonction de cette porte se tourne vers la valorisation de la ville et n'est plus liée à la défense ou à la fiscalité. Son décor sculpté, hélas détruit pendant la Révolution, comportait les attributs de la justice et les trophées militaires sur les deux piliers surmontés de l'écusson du duc et de celui de la ville. Le couronnement représentait un écu royal soutenu par deux génies et encadré de drapeaux et canons.

photos août 2008 :

 

Un poème de Voltaire est gravé sur la paroi Est de la Porte de Paris :

Dans ces temps fortunés de gloire et de puissance,
Où Louis, répandant les bienfaits et l'effroy,
Triomphait des Anglois aux champs de Fontenoy
Et faisait avec lui triompher la clémence,
Tandis que tous les arts, aimés et soutenus,
Embellissoient l'Etat que sa main sceut deffendre,
Tandis qu'il renversoit les portes de la Flandre
Pour fermer à jamais les portes de Janus,
Les peuples de Nevers en ces jours de victoire
Ont voulu signaler leur bonheur et sa gloire.
Etales à jamais augustes monuments
Le zèle et la vertu de ceux qui vous fondèrent,
Intruise l'avenir, soyes vainqueurs du temps
Ainsi que le grand nom dont leurs mains vous ornèrent.

(source : fiche N°1 "Au fil du patrimoine", Nevers, avril 2004)

Juste sous l'arc se trouvent les fleurs de la voûte à caissons qui habillent l'intérieur de la porte.
 

 

La tour Saint-Eloi

Adresse : boulevard Pierre de Coubertin
Patrimoine : Classé MH en 1945, sous le N°
PA00112974

Parmi les Tours typiques à Nevers, on trouve la Tour Saint-Eloi, rue Pierre de Coubertin, vestige médiéval.

photo août 2008 :

 

 

La tour Saint-Trohé

Adresse : rue du Moulin d'Ecorce
Patrimoine : Classé MH en 1945, sous le N°
PA00112975

Elle se trouve au bord de la rivière Nièvre. C'est un édifice fortifié du XVème siècle.

photos août 2008 :

 

 

La promenade des Remparts

Adresse : promenade des Remparts
Patrimoine : Remparts de Nevers : classé MH en 1945, sous le N°
PA00112971
Remparts de la Tour du Havre à la Loire : inscrit MH en 1944, sous le N°
PA00112970

Histoire :
En 624, l’
Abbaye Notre-Dame est construite à l’extérieur de la partie occidentale des premiers remparts de la ville, sur le site présumé du martyr de Saint-Révérien. Ce n’est qu’à la fin du XIIème siècle que le monastère est protégé par une nouvelle enceinte construite par Pierre de Courtenay. Le domaine de l’abbaye s’étendait alors de l’emplacement de la Porte du Croux à l’actuelle rue Saint-Révérien et de la rue Saint-Genest à la nouvelle fortification. Au pied de cette fortification, il existait un fossé formé de terrains marécageux alimentés par le ruisseau de la Passière. La muraille est entièrement reprise pendant la guette de cent ans. Le mur est alors consolidé d’un « matelas » de terre, l’ensemble prenant dès lors le nom de remparts. Les tours et les portes sont reconstruites (Porte du Croux), renforcées (Tour Goguin) ou construites (Tour Saint-Révérien). Au cours du XVIème siècle, les fossés et le rempart perdent leur utilité défensive. De nombreux procès touchant à la propriété et au droit d’usage ont lieu à cette époque entre le duc et les habitants qui accaparent des portions du rempart ou des fossés pour y installer des jardins. Après le siège de 1617 et les ordonnances de Louis XIV, les remparts devenus interdits et inutiles ne sont plus entretenus et servent de carrières de pierres. C’est au hasard de l’évolution urbaine et à la présence d’une zone humide difficilement constructible que nous devons la conservation de la partie située entre la Porte du Croux et la Loire. Après la Révolution, ce qui restait des remparts a été définitivement intégré dans les bâtiments adjacents. C’est à cette époque également que toute l’abbaye, bâtiments et terrains, fut vendue par lots à des particuliers. En vue d’un aménagement paysager, la ville achète en 1960 les terrains constituant l’actuelle promenade des remparts : en partie haute, rachat du golf miniature appartenant à une auberge et en partie basse, rachat de jardins privatifs, la plupart en friches. L’aménagement de ce lieu a été conçu en 1964 et 1965 par M. Besnard, ingénieur de la ville de Nevers. Le ruisseau de la Passière a été canalisé en souterrain, et un jardin de type paysager créant une liaison entre la Porte du Croux et la Loire a vu le jour.

Architecture :
On trouve plusieurs monuments tout au long de la Promenade des Remparts. Depuis la Porte du Croux jusqu’à la Loire, on découvre : - L’ancien logis de l’Abbesse Notre-Dame, sur la gauche, qui appartient aujourd’hui à un particulier - Ensuite, une porte, toujours sur la gauche, menait à une salle d’arme. On y trouvait 7 archères aujourd’hui bouchées, qui s’ouvraient sur une galerie voûytée assurant la défense de cette partie de l’enceinte - Puis, la Tour du Havre, située le long des murs des Remparts, un batardeau aujourd’hui ouvert. - Une porte en fer forgé offre l'accès au jardin de l'Abbaye : à cet emplacement se situait le cloître des religieuses, encadré au nord par la salle capitulaire où étaient exposées les collections du musée depuis 1979-80, à l'est et au sud par la cuisine et le pensionnait aujourd'hui disparus. Ces terrains ont été achetés par la ville en 1971 et aménagés en jardin en 1981 afin de retrouver l'esprit des jardins médiévaux. L'ordonnancement et la rigueur de ce lieu fortement renforcés par la présence de haies d'ifs sont contrebalancés par les couleurs ocre clair de l'imposante façade du musée municipal Frédéric Blandin. Intimiste, si ce n'est monastique, ce jardin ne se dévoile pleinement qu'en son cœur. A proximité de la salle capitulaire subsiste l'ancien puits à côté duquel un arbre a été planté, tandis qu'une colonne rappelle le cloître disparu, ces trois éléments symboliques étaient constitutifs des jardins monastiques, situés au centre des cloîtres. Les deux terrasses situées dans le rempart ne s'offrent aux yeux du promeneur que s'il prend le temps de pénétrer plus profondément ce lieu. Comme dans les jardins monastiques, les carrés sont constitués de plantes médicinales, aromatiques et ornementales. Une haie d'ifs taillés constitue le seul ornement de la seconde terrasse. Sa position de promontoire permet au visiteur une perception globale sur la promenade des remparts. - Une autre tour, nommée « Tour Saint-Révérien », tenant son nom d’un missionnaire qui selon la tradition aurait connu le martyr en 274 non loin de là. - La source Saint-Révérien, située aujourd’hui en retrait du mur, sortait autrefois de la muraille. - Le « canton fertile », un nom qui tient des jardins qui appartenaient aux propriétaires des habituations situées rues Saint-Genest et Saint-Révérien. - L’emplacement du petit port utilisé par les mariniers de Loire. - Enfin, la promenade se termine par la
tour Goguin.

Le crapaud :
Présent dans le jardin des Remparts, le crapaud accoucheur (ou grenouille cloche) est une espèce protégée, très surveillée. Petit animal au teint terreux, d'à peine 5 cm de long, il est doté de magnifiques yeux dorés à la pupille verticale. Son corps trapu est pustuleux à souhait ! Il affectionne les lieux humides et frais : le dessous des pierres, les trous dans les vieux murs, les gravières à proximité de points d'eau. Mari modèle, vaillant et dévoué, il aide la femelle durant la période de ponte, d'où son nom de crapaud accoucheur. C'est le mâle, en effet, qui aide à sortir les œufs ! C'est lui aussi qui entortille le chapelet d'œufs autour de ses pattes avant de s'installer dans un endroit bien sec, le temps de la gestation. Il reste trois semaines ainsi ! A ce terme, il rejoint l'eau, y trempe les œufs qui éclosent et donnent vie à une vigoureuse colonie de têtards carnivores. Sources : "Nevers, au fil du Patrimoine", édition de fiches par le Service Municipal d'Animation du Patrimoine (SMAP) de la ville de Nevers)

La tour du Havre :
Elle est située le long des murs de la Promenade des Remparts. Les remparts allant de la tour du Havre (située environ au milieu de la promenade) jusqu'à la Loire (tour Goguin) retenaient il y a longtemps le ruisseau de la Passière. Ils permettaient de garder en eau la partie haute des Remparts pour assurer une force motrice destinée à l’activité des moulins situés en contrebas.

photo août 2011 :

 

photos avril 2005 :

 

photo novembre 2002 :

 

Le rempart des Carmélites

Adresse : rue du Moulin d'Ecorce
Patrimoine : Inscrit MH en 1945, sous le N°
PA00112969

C'est un des remparts longeant la rivière Nièvre, situé rue du Moulin d'Écorce à Nevers. Cet ensemble de constructions date des XIVe, XVe et XVIIe siècles.

photos août 2008 :

 

 

La tour de l'Horloge

Adresse : rue des Boucheries
Patrimoine : Inscrit MH en 1974, sous le N°
PA00112951

Egalement nommée aujourd'hui "Tour du Beffroi", cette tour fut construite à la fin du XIVème siècle à la demande du comte Philippe de Bourgogne. Elle a été complétée d’une horloge (XVème) et d’une girouette (XXème). Outre ses rôles de galeries marchandes et de justice pour le comte, au sommet de la tour se trouvait un guetteur qui signalait les feux et éventuels pillards apparaissant à l’horizon.

Le vaste bâtiment construit en 1398 par Philippe, comte de Nevers, troisième fils de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, présente une double fonction particulièrement importante pour la vie de la cité. En son rez-de-chaussée sont aménagées les halles pour l'une des plus puissantes corporations, celle des bouchers, à qui le comte Philippe accorde des statuts le 28 avril 1400 (ce sont les plus anciens statuts de corporation connus pour Nevers). A l'étage prend place la cour du bailliage chargée de la justice comtale. Elle regroupe autour du bailli, choisi par le comte parmi ses plus proches conseillers, son lieutenant général, quelques greffiers, les notaires, scribes et clercs. (source : "Cheminement piéton de la Ville de Nevers")

photo juillet 2011 :