Accueil


Nevers


Sites Nevers
 

       

Nevers
Sites liés au culte

 

= monument historique (voir la liste complète)

 

Cliquer sur les photos pour les agrandir

 

L'espace Bernadette

Adresse : 34 rue Saint-Gildard

Née à Lourdes en 1844, Bernadette Soubirous a 14 ans lorsque la Sainte Vierge lui apparaît au Rocher de Massabielle. Le 7 juillet 1866, afin de réaliser son désir de vie religieuse, Bernadette arrive à Saint-Gildard chez les Sœurs de la Charité de Nevers qu’elle a connues à l’hospice de Lourdes.

Pendant 13 ans, Bernadette restera à Nevers et se vouera totalement aux autres. Quand elle meurt le 16 avril 1879, son corps est enseveli dans l'oratoire de la chapelle Saint-Joseph, qui se trouve au coeur des jardins de Saint-Gildard.

Une grotte fut également érigée en 1884, 5 ans après la mort de Bernadette, à la demande de Mère Marie-Thérèse Vauzou, alors supérieure générale et qui fut maîtresse des Novices de Bernadette. Elle est construite sur le modèle de la grotte des Apparitions à Lourdes. Une pierre extraite de la grotte de Massabiel à Lourdes est accrochée sur son rocher.

Un musée est également ouvert à Saint-Gildard en 1958, année du centenaire des Apparitions, pour permettre aux pèlerins de découvrir la vie de Bernadette.

 

L'Espace Bernadette se compose de plusieurs lieux :

 

* La chapelle Sainte-Gildard :
Le corps de
Sainte-Bernadette repose depuis 1925 à l'intérieur d'une châsse, dans la chapelle de Saint-Gildard. Le 8 décembre 1933, l'Eglise la proclame "Sainte".

photos août 2011 :

 

photo septembre 2003 :

 

* L'ancienne entrée : le chemin menant vers les jardins et le fronton :
Parmi les bâtiments de l'Espace Bernadette, le bâtiment principal contient un fronton, face à l'ancienne entrée, où est inscrit "Deus Caritas est" (Dieu est charité).

photo août 2011 :

 

photo septembre 2003 :

 

 

* Les jardins :
Bernadette aimait se promener dans les grands jardins de Saint-Gildard.

photos août 2011 :

 

photos septembre 2003 :

 

 

* La statue de la Vierge, "Notre-Dame des Eaux" :
Les chemins jonchant les jardins mènent vers Notre-Dame-des-Eaux, statue devant laquelle
Bernadette priait. Elle disait : "c'est elle qui me rappelle le plus la Vierge que j'ai vue".

photos août 2011 :

 

photos septembre 2003 :

 

* La chapelle Saint-Joseph :
Pendant 13 ans, Bernadette restera à Nevers et se vouera totalement aux autres. Quand elle meurt le 16 avril 1879, son corps est enseveli dans l'oratoire de la chapelle Saint-Joseph, située au coeur des jardins.

photos août 2011 :

 

photo septembre 2003 :

 

* La statue de Sainte-Bernadette :
Une statue représentant Sainte-Bernadette est érigée au coeur de l'Espace Bernadette, au centre du musée, de la grotte et de la chapelle Saint-Gildard.

photo septembre 2003 :

 

* La grotte :
Une grotte fut érigée en 1884, 5 ans après la mort de
Bernadette, à la demande de Mère Marie-Thérèse Vauzou, alors supérieure générale et qui fut maîtresse des Novices de Bernadette. Elle est construite sur le modèle de la grotte de Massabiel à Lourdes, d'où une pierre de cette dernière a été prélevée pour être rapportée à Nevers et accrochée au rocher de cette grotte reconstituée.

photos août 2011 :


photos septembre 2003 :

 

* Le musée :
Un musée fut ouvert en 1958, année du centenaire des Apparitions, pour permettre aux pèlerins de découvrir la vie de
Bernadette.

photos 10 octobre 2013 :

 

photo juillet 2011 :
L'ancien musée

 

 

 

La cathédrale Saint-Cyr - Sainte-Julitte

Adresse : rue du cloître Saint-Cyr / rue Abbé-Boutillier / rue de la Cathédrale / rue de la Basilique
Patrimoine :
Classé MH en 1862, sous le N° PA00112936

Cette cathédrale, située au coeur du quartier ancien de la ville, est dédiée aux martyr Saint-Cyr et sa mère Sainte-Julitte.

Sa particularité est d'allier 2 choeurs, l'un gothique et l'autre roman.

Parmi ses trésors, on trouve une ancienne cuve baptismale, des peintures murales de différents siècles, de petites chapelles, un monument aux morts, de l'orfèvrerie, des menuiseries... la plupart des objets étant listés aux Monuments Historiques.

Une grande partie fut détruite en 1944 durant la seconde guerre mondiale.

- Le baptistère (VIe) : Il se trouve en soubassement de la Cathédrale, à 3 mètres sous le sol actuel. Il date du VIe siècle, du temps du premier Evêque de Nevers : Saint-Eulade. Il fut redécouvert après le bombardement de la cathédrale en 1944. Il servait uniquement au baptême des adultes, baptisés à la vigile pascale la nuit précédent le jour de Pâques.

- Le choeur roman (XIe) : Il est situé au-dessus d'une crypte dans laquelle se trouve une superbe "mise au tombeau". Il abrite une fresque exceptionnelle représentant le Christ en gloire.

- Le choeur gothique (XIVe) : Un orgue immense impressionne les visiteurs. On trouve le lutrin en ferronnerie du XVIIIe siècle servant à porter l'évangéliaire, livre liturgique contenant l'ensemble des passages de l'Evangile qui sont lus à la messe. Sur ce lutrin sont inscrites en lettres dorées les initiales des saints protecteurs de la cathédrale : SC SJ (Saint-Cyr et Sainte-Julitte). Au second plan l'ambon sert à proclamer l'Evangile pendant la messe.

- La tour Bohier (XIVe au XVIe) : Portant le nom du 85ème Evêque de Nevers, Jean VIII Bohier qui la fit construire, elle s'élève à 55 m.

- Les vitraux (XXe et XXIe) : Refaits, cette fois dans un style contemporain, les vitraux laissent passer la lumière qui se reflète dans les piliers, ce qui montre le talent des auteurs : Jean-Michel Alberola, Claude Viallat, Gottfried Honegger, Raoul Ubac et François Rouan.

 

* Les travaux depuis 2007 :
L'état sanitaire très dégradé des parements de la tour a amené l'Etat propriétaire à commander une étude préalable à l'architecture en chef des monuments historiques en 2005, puis à engager une tranche expérimentale en 2007 sur une zone-test. Cette première intervention a permis de dresser la liste des "pathologies" (érosion de la pierre, fissures, desquamation, présence de mousses et lichens, encroûtement, traces de pollution...) et de réaliser des essais de nettoyage permettant d'affiner le projet de restauration du clocher.

Ce programme vise à la conservation maximale de la sculpture décorative et de la statuaire monumentale et au remplacemenent ponctuel des parties les plus altérées, afin de conserver au clocher de la cathédrale son rôle ornemental dans le paysage urbain.

Cet important chantier comprend notamment :
- la dépose des statues monumentales du XVIe siècle, trop altérées, afin de les présenter dans les étages intérieurs du clocher ;
- le modelage des statues déposées et leur remplacement, soirt par moulage, soit par restitution du volume disparu pour les éléments les plus abimés grâce à l'intervention des sculpteurs ;
- le traitement in situ de la sculpture décorative avec nettoyage par laser ou compresses selon les "pathologies" ;
- un remplacement important de pierres de taille sur les parements courants ;
- la réfection des abat-sons ;
- la réalisation de nombreux ouvrages de protection en plomb ;
- la reprise du beffroi et des installation de paratonnerre ;
- l'installation d'un équipement anti-volatiles.

photos 3 août 2014 :
Fin de "déshabillage" du 1er tiers de la tour Bohier.
Les travaux des étages inférieurs se poursuivent...

 

photos 27 juillet 2014 :
Le haut de la tour Bohier, totalement restauré, apparaît peu à peu à nouveau

* Les extérieurs :

photo 23 février 2013 :
Week-end sous la neige à Nevers

 

photos mars 2008 :

L'abside gothique

L'entrée par la nef

L'entrée principale actuelle

Une façade de l'abside romane

L'abside romane

La tour Bohier

La nef

La nef

 

 

* Les intérieurs :

photo 27 juillet 2014 :
Le choeur roman

 

photo 27 juillet 2014 :
Le choeur gothique

 

photos 27 juillet 2014 :
La crypte et la mise au tombeau

 

photos mars 2008 :

La chapelle de l'immmaculée Conception

Peinture de l'Ange, du XIXème siècle

Peinture de la vierge, du XIXème siècle

Peinture de l'Ordre

Cuve baptismale (1/3)

Cuve baptismale (2/3)

Cuve baptismale (3/3)

Peinture murale du Christ

Pieta du XVème siècle (1/2)

Pieta du XVème siècle (2/2)

Christ, du XIIIème siècle

L'orgue

Lutrin, du XVIIIème siècle

Ambon

Le choeur gothique, du XIVème siècle

Marque au sol du baptistère situé juste au-dessous, du VIème siècle

Le baptistère, du VIème siècle

Gisant du XVème siècle

Chapelle du Saint-Jugement

Monument aux morts

Le sanglier de la légende de Charlemagne

Chaire, du XIXème siècle (1/3)

Chaire, du XIXème siècle (2/3)

Chaire, du XIXème siècle (3/3)

Horloge, du XVIème siècle (1/2)

Horloge, du XVIème siècle (2/2)

Christ, du XVIème siècle

Retable, du XVème siècle (1/2)

Retable, du XVème siècle (2/2)

Fresque du Christ, du XIIème siècle, située au plafond du choeur roman

Le choeur roman, du XIème siècle

La crypte, du XIème siècle, située sous le choeur roman (1/2)

La crypte, du XIème siècle, située sous le choeur roman (2/2)

Mise au tombeau, située dans la crypte romane

 

 

* Les vitraux :

photos mars 2008 :

 

* La montée des escaliers de la tour Bohier, jusqu'à son sommet :

photos septembre 2005 :

 

* Vues de Nevers, depuis le sommet de la tour Bohier :

photos septembre 2005 :

 

* Photos de la Cathédrale après le bombardement du 16 juillet 1944 :

photos Journal du Centre du 16 juillet 2012 :

 

 

L'église Saint-Etienne

Adresse : angle rue Saint-Etienne / rue du Charnier
Patrimoine :
Classé MH en 1840, sous le N° PA00112940

L'église Saint-Étienne de Nevers, bien que peu connue, comme beaucoup de monuments en Nièvre, est l'une des églises romanes les plus belles et les mieux conservées de France.

Cette église a été l'un des points de passage les plus importants sur l'un des quatre chemins de Compostelle. Ce prieuré a été fondé par le comte Guillaume Ier de Nevers, et qui le place alors sous l'autorité de Cluny. L'église fut construite de 1063 à 1097, l'époque où, à Cluny, l'abbé Hugues de Semur envisageait la construction de Cluny III, construction qui commença en 1088. Il est alors probable que la construction de Saint-Étienne a préparé la voie au gigantisme de Cluny.

La reconstruction du monastère Saint-Etienne à la fin du XIe siècle s'inscrit dans l'effort de remise en ordre de la vie spirituelle des clercs qui connaît alors un nouvel élan. Après la tentative infructueuse de restauration de l'ancien oratoire avec une communauté de chanoines, le vieil évêque Hugues et le comte Guillaume donnent les lieux aux moines de Cluny en 1068. C'est vraisemblablement à cette date que fut décidée la reconstruction du monastère qui devait bénéficier du climat d'aisance financière et de l'amélioration des techniques notamment en ce qui concerne l'emploi et la taille de la pierre. Les travaux commencèrent par le sanctuaire et le massif occidental puis continuèrent par le transept, les collatéraux et la nef. Ils furent conduits rapidement et l'édifice pouvait être consacré en 1097 par l'évêque Yves de Chartres. Le parti architectural de Saint-Etienne s'inscrit pleinement dans le mouvement de la fin du XIe siècle. Le haut-vaisseau central est contrebuté par des collatéraux élevés surmontés de tribunes voûtées en demi-berceau comme en d'autres édifices majeurs (Saint-Sernin de Toulouse). Le choeur développe un déambulatoire dans lequel s'ouvrent plusieurs chapelles rayonnantes dans l'esprit de la grande abbatiale de Cluny. Surtout, le maître d'oeuvre de Saint-Etienne a tenté de transposer, dans un édifice entièrement voûté, l'élévation à trois niveaux de hauts-vaisseaux charpentés comme Jumièges ou Saint-Rémi de Reims, en ouvrant des fenêtres au-dessus des tribunes, juste sous la naissance du berceau plein cintre. (source : "Cheminement piéton de la Ville de Nevers")

photos mars 2008 :

 

 

 

L'église Saint-Pierre

Adresse : angle rue des Ardilliers / rue de la Préfecture
Patrimoine :
Classé MH en 1975, sous le N° PA00112942

* Histoire :

De style classique, l'église a été bâtie entre 1612 et 1676 sur un plan en croix grecque. Elle était dédiée au départ à Saint Jean-Baptiste, dont une statue figure toujours dans une niche externe. L'église a été sévèrement affectée par des bombardements en 1944. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1975.

Cette église fut conçue pour le collège des jésuites sur un plan en croix grecque, afin de rassembler, tout en les tenant séparées, différentes catégories de fidèles : les anciens élèves invités à retrouver le cadre de leurs études, les habitants désireux d'écouter le prêche et les élèves du collège. C'est à ces derniers qu'étaient réservées les tribunes aménagées dans les angles des bras de la croix. Sans desservants particuliers depuis l'expulsion des jésuites de France en 1762, elle accueillait en 1771 la paroisse Saint-Pierre dont l'église de la place Guy Coquille venait d'être démolie. Sous la Révolution, sa haute silhouette se trouvait modifiée par la destruction des quatre clochers. Les murs extérieurs portent encore les traces des bâtiments du collège qui l'accolaient.

* Architecture :

La façade est composée des ordres dorique et ionique superposés. L'intérieur est orné de décors en trompe l'œil par l'artiste italien Gherardini à la fin du XVIIe siècle et le sol de mosaïques en émaux de Briare achevées en 1924 par Pietro Favret. Sa forme ressemble au devant de la Cathédrale de Nevers. Elle fut construite par les moines de Cluny à la fin du XIème siècle. Derrière sa façade plutôt sobre se cachent deux fresques remarquables et un retable du XVIIe siècle, sans oublier la superbe faïence de Nevers présente au sol.

 

photos juin 2010 :

 

 

L'église Sainte-Bernadette du Banlay

Adresse : 23 rue du Banlay
Patrimoine :
Inscrit MH en 2000, sous le N° PA58000016

Élevé en 1966 conformément aux plans de Paul Virilio et Claude Parent, grands disciples de Le Corbusier. Le 25 février 2005, ce monument à reçu le label du "Patrimoine du XXe siècle" par la préfecture de Dijon, label n'ayant été attribué qu'à 10 sites Bourguignons dont 3 pour le département de la Nièvre.

On est intrigué par cette singulière construction qui fait penser à un blockhaus de la dernière guerre. C'est pourtant bien au culte qu'est voué cet édifice !

photo décembre 2005 :

 

 

L'église Notre-Dame de Nevers, dite "église Saint-Genest"

Adresse : rue Saint-Genest
Patrimoine :
Classé MH en 1923, sous le N° PA00112941

Église de l'ancienne paroisse des faïenciers, construite au XIIème siècle, Saint-Genest a été désaffectée à la Révolution et a servi aux XIXe et XXe siècles de brasserie, d'entrepôt à vin et enfin de garage. Son plan primitif a été amputé en 1836 d'une partie importante du chœur pour élargir la rue.

Viollet-le-Duc considérait le portail sud « comme un chef-d'œuvre pour ses bonnes proportions, la beauté et la sobriété de ses sculptures ». Prosper Mérimée décrit le dessin du porche fait par l'illustre architecte dont le linteau « très mutilé représentait une espèce de procession de saints ». La nef présente deux niveaux d'élévation : des grandes arcades et des fenêtres hautes. À l'origine, la croisée du transept était couverte d'une coupole dont les retombées prenaient appui sur des consoles représentant des têtes humaines ou monstrueuses. Les prunelles creuses devaient être remplies de mastic coloré, d'émail noir ou de plomb.

photos juin 2011 :

 

 

L'église Notre-Dame de Lourdes

Adresse : 30 rue Saint-Benin

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la colline des Montapins était isolée de la ville par un grand marécage formé par les eaux du ruisseau de la Passière et baignant la colline de Saint-Gildard et les murs de la ville. Bien ensoleillée, cette butte était favorable à la culture de la vigne et, de tous temps, les notables y avaient leur maison des champs avec vignes, pressoir et cave. Ils y venaient le dimanche pour jouir de la belle vue sur la Loire et goûter leur petit vin du terroir dont Adam Billaut, au XVIIe siècle, parlait déjà dans ses « Chevilles ».

La construction de la ligne de chemin de fer Paris-Clermont (qui devint PLM) amena l'assèchement du marais, la canalisation souterraine du ruisseau et la construction du Pont de le Grippe reliant la colline à la ville. Bientôt toute une population « cheminote » y construisit de nombreux pavillons et un quartier neuf surgit sur le flanc de la colline dominant le gare. De nombreux enfants grandissaient et la nécessité d'une école et d'un lieu de culte se firent sentir. C'est alors qu'un jeune prêtre, l'Abbé Cloix, songea y faire ériger une Eglise.

L'église devait être la reproduction, en plus petit, de la basilique de Lourdes, et le bâtiment descendre jusqu'à la rue St Benin.

Mais les difficultés s'amoncelèrent : terrain trop argileux, inondations des fondations en temps de pluie, manque d'argent etc. Cependant le gros œuvre étant achevé, on put ouvrir l’église dès 1903.

Voyant qu'il ne pourrait terminer son église, il voulut en finir d’orner l'intérieur avec la sculpture des piliers du chœur et l'installation de l'orgue, don d'un de ses amis, Mgr Jouin, Curé de St Augustin Paris.

La maison Berruet-Matherat, menuisiers de renom, se chargea de construire la tribune et son inauguration fut présidée par Mgr Bouin lui-même et par l'organiste de St Augustin.

 

photos août 2008 :

 

 

 

L'église Saint-Joseph des Montôts

Adresse : 63-C rue de Marzy

C'est une église de conception moderne.

photos juin 2011 :

 

 

L'église Saint-Lazare

Adresse : faubourg du Mouësse

(aucune information à ce jour)

photos juin 2011 :

 

 

L'ancienne église Saint-Sauveur

Adresse : place Mossé
Patrimoine :
Classé MH en 1941, inscrit MH en 1946, sous le N° PA00112943

L'église romane est construite au XIIe siècle. Elle s'effondre en 1838, laissant aujourd'hui uniquement le porche de l'édifice, qui est classé et inscrit MH.

Le tympan et plusieurs chapiteaux sculptés illustrant de manière remarquable le Bestiaire du Moyen Âge sont actuellement conservés au Musée archéologique du Nivernais de la Porte du Croux. (source : "Cheminement piéton de la Ville de Nevers")

photos septembre 2005 :

 

 

La chapelle Sainte-Marie

Adresse : rue Saint-Martin
Patrimoine :
Inscrit MH en 2001, classé en 2002, sous le N° PA58000019

La chapelle Sainte-Marie faisait partie du monastère de la Visitation, dont les bâtiments furent construits de 1623 à 1634. C’est la duchesse Louise-Marie de Gonzague, future reine de Pologne, qui en posa la première pierre, en juin 1639. Les travaux s’achevèrent en 1649. De ce monastère, il ne reste aujourd’hui que la chapelle.

Le couvent des visitandines de Nevers est la septième fondation de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie créé en 1610 à Annecy par Saint François de Salles et Sainte Jeanne de Chantal. Cet établissement est l'oeuvre de Vincent Bouzitat, bourgeois de Nevers, dont les deux filles désiraient se consacrer à Dieu. Il reçut l'aide de Monsieur de Château-Renaud, baron de Langes, et l'assentiment du duc Charles de Gonzague et de l'évèque Eustache du Lys. Le 13 juillet 1620, les échevins de Nevers autorisaient les visitandines à s'établir rue Saint-Martin, dans trois maisons achetées à cet effet un grand jardin s'étendant jusqu'aux remparts de la ville. De ce monastère, il ne reste aujourd'hui que la chapelle, érigée entre 1639 et 1643, dont la façade présente un étonnant style baroque, unique en Nivernais et rare en France, ainsi qu'un poème spirituel et satirique écrit en 1734 par Jean-Baptiste Gresset racontant la vie de "Ver-Vert, perroquet de Nevers". (source : "Cheminement piéton de la Ville de Nevers")

photos juillet 2008 :

 

 

La chapelle Saint-Sylvain

Adresse : 52 rue Mademoiselle Bourgeois
Patrimoine : Inscrit MH en 2001, classé en 2002, sous le N° PA58000019

 

* Histoire :

Le premier édifice semble avoir été érigé par les chanoines de l’abbaye Saint-Martin en 1269, qui fut consacrée sous le vocable « Saint-Sylvain » en 1317.

Elle est vendue bien national en 1791 afin d’être transformée en maison d’habitation.

En janvier 1999, les occupants de la maison mitoyenne achètent la partie arrière de la chapelle, dans un premier temps, puis la partie avant au printemps. Ils restaurent la chapelle et la tour d’escalier.

Début 2000, d’autres travaux permettent de laisser apparaître, par nettoyage des murs, des peintures anciennes. Les propriétaires cessent donc les travaux et inscrivent l’édifice aux Monuments Historiques. En mai 2002, les peintures murales ayant été étudiées par des spécialistes, l’intérieur de la chapelle est classé Monument Historique. Des aides pour les futurs travaux arrivent et l’association « Les amis de la Chapelle Saint-Sylvain » est créée afin de recueillir ces sommes et promouvoir le site.

 

* Architecture :

On passe en voiture devant et on ne la distingue pas des maisons autour. En s'y intéressant, on découvre une superbe chapelle construite au XIVème siècle. Elle a été redécouverte surtout grâce à l’engagement de ses propriétaires, qui l’ont continuellement fait restaurer et ont attiré l’attention sur ce monument patrimonial neversois.

Cet édifice présente deux travées voûtées d’ogive et un chœur à chevet plat (mur fermant le chœur) : - la travée côté chœur étant la plus ancienne. Les murs étaient recouverts d’un décor en faux-appareil conservé dans la partie haute. Ce terme désigne les traits peints au Moyen-âge pour imiter les joints des pierres, il est composé de traits ocre rouge sur fond blanc - dans la partie la plus ancienne, il recouvre un faux-appareil plus ancien sur fond ocre jaune. Le chevet était percé d’une baie au fenestrage gothique. Un escalier en tourelle permettait d’accéder à la tribune située à mi-hauteur.

La chapelle est épaulée de contreforts aux angles du chevet et en partie moyenne des murs latéraux. Bien que située hors des murs de al ville, la chapelle Saint-Sylvain a toujours été considérée comme intégrée à l’ensemble des édifices religieux de la cité. Elle est représentée sur les gravures du XVIIème siècle, souvent d’une taille supérieure à la réalité. Cette disproportion s’explique par le rôle qu’elle jouait à cette époque dans la vie religieuse de la cité. Elle servait en effet de lieu de dépôt avant obsèques pour les corps des seigneurs de Nevers décédés hors de la ville. Ils y restaient le temps nécessaire à l’embaumement et au recueillement.

Lorsqu'elle est vendue bien national en 1791 un mur interne de séparation est construit entre les deux travées et la tribune est prolongée afin de bénéficier d’un étage complet, pour devenir une maison d'habitation. Ces quatre volumes sont rendus habitables par la construction de portes et escaliers ainsi que de cheminées.

photos juin 2010 :

 

 

 

L'Abbaye St-Genest

Adresse : rue Saint-Genest
Patrimoine :
Inscrit MH en 1944 et en 1946, sous le N° PA00112935

L'abbaye Saint-Genest fut créée en 624 sous le nom d'abbaye Notre-Dame. Au XIIe siècle, elle voit la construction du rempart qui longe la Passière, sous l'impulsion de Pierre de Courtenay. Elle a connu des restaurations successives aux XIIIe, XVe et XVIIIe siècles.

Une partie de l'abbaye est occupée par le Musée municipal dès la moitié du XXe siècle. Elle abrite aujourd'hui la totalité du Musée municipal Frédéric Blandin.

La grille d'entrée sur la rue Saint-Genest, le passage voûté, l'orangerie, le porche de l'église abbatiale, le bâtiment de l'ancienne salle capitulaire, la salle Louis XIII et les remparts de la porte du Croux à la tour du Havre inclus ont été inscrits aux monuments historiques le 18 août 1944. Les corbeaux de la corniche supérieure des restes de la chapelle Saint-Michel ont eux été inscrits le 12 juin 1946.

De 2007 à 2012, l'abbaye fait l'objet de travaux importants.

photos juin 2011 :

 

photos juillet 2011 :

 

photos mars 2008 :

 

 

La chapelle Notre-Dame de Pitié

Adresse : 7 avenue Colbert
Patrimoine :
Inscrit MH en 2006, sous le N° PA58000029

L'Hôtel-Dieu Saint-Didier, derrière l’actuelle place Carnot, était devenu trop exigu. Il fut donc décidé de construire, à l’extérieur de la ville, un nouvel hôpital. Ce projet reçut l’agrément du roi Louis XIV, en 1665.

L’hôpital général de Nevers ouvrit le 30 novembre 1673. La chapelle fut achevée en 1676 et consacrée, le 14 septembre 1680, par Monseigneur Vallot, sous le vocable de Notre-Dame de Pitié.

A partir de la chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié et de l'aile à sa droite, les bâtiments hospitaliers n'ont cessé de s'étendre, du XVIIe au XIXe siècles, formant un ensemble de plan en U. La chapelle, achevée en 1680, a conservé ses dispositions architecturales et décoratives du XVIIe siècle.

La chapelle est de style jésuite, comme beaucoup d'églises construites à Nevers sous Louis XIV. Sa vocation hospitalière lui vaut une façade sobre qui convient à la charité et à la souffrance liée à ce type d'établissement. En 3 siècles, l'architecture de Notre-Dame de Pitié est restée fidèle à son origine.

Elle bénéficie d'un joli clocher octogonal en ardoises et zinc qui la distinguent des bâtiments qui l'entourent. Le clocher est surmonté d'une croix tréflée sur laquelle se dresse un coq en cuivre oxydé.

La dernière célébration se déroula le 24 avril 2003.

L’activité de la chapelle n’est pas celle d’une paroisse ordinaire. On y célébrait, principalement, les obsèques des hospitalisés. Pas de baptêmes ni de mariages sauf pour les personnes en fin de vie. Tous les dimanches, à 9h30, les fidèles assistaient à la messe. La chapelle était pleine. Beaucoup d’habitants du quartier s’y pressaient, car elle était chauffée, ce qui n’était pas le cas d’autres églises. Un ascenseur montait les cercueils et ses quatre porteurs directement sur le côté de la chapelle depuis la morgue située juste en dessous.

À la fermeture de l’hôpital, en avril 2003, la chapelle a été désacralisée. Tout a été déménagé dans l’oratoire œcuménique du nouvel hôpital Pierre-Bérégovoy. Un très beau registre des archives, qui remonte au XIXe siècle, y est aujourd’hui conservé. Ainsi que la crèche très ancienne de la chapelle, datant sans doute de sa création. Marie, Joseph, Jésus, l’âne et le bœuf sont toujours mis en scène, tous les ans, au moment de Noël. Désormais à l’oratoire du nouvel hôpital neversois.

Sources : (entre autres) Extraits de l’Histoire religieuse de l’hôpital de Nevers, par Gilbert Carbonatto, directeur honoraire du centre hospitalier de Nevers ; publication de la Camosine, les annales des pays nivernais : Histoire des hôpitaux de Nevers ; service du patrimoine de la ville de Nevers ; article du Journal du Centre du 17 février 2013 par Daniel Goberot.
 

photos août 2008 :

 

 

La chapelle des Oratoriens

Adresse : rue de l'Oratoire
Patrimoine :
Classé MH en 1913, sous le N° PA00112938

Cette ancienne chapelle, construite au XVIIe siècle, était occupée par les oratoriens.

Construite en 1679, cette église appartenait à la congrégation des prêtres de l'Oratoire (fondée par le cardinal de Bérulle pour la formation du clergé français) appelés à Nevers dès 1618 pour créer le séminaire. Oeuvre de l'architecte nivernais Joseph Lingre, elle respecte les caractéristiques de l'architecture religieuse de la réforme catholique qui suivit le concile de Trente. Elle présentait à l'origine une façade à deux ordres superposés dont le seul ordre composite du premier niveau subsiste. Sans obligation d'orientation, afin de mieux s'inscrire dans le parcellaire médiéval, elle est toutefois en retrait de la rue dont l'élargissement était prévu. (source : "Cheminement piéton de la Ville de Nevers")

 

photos mars 2008 :

 

 

La chapelle Sainte-Anne

Adresse : rue du Maréchal Lattre de Tassigny

(aucune information à ce jour)

photo juillet 2012 :

 

 

 

Le portail de l'ancien couvent des Récollets

Adresse : 30 rue des Récollets
Patrimoine :
Inscrit MH en 1943, sous le N° PA00112965

Ce portail du XVIIIème siècle témoigne de l'ancien couvent des Récollets ayant évolué dans ce lieu du XIIIe au XVIIIe siècles. On peut admirer sa superbe tourelle d'escalier du XVIe siècle, possédant à son sommet un remarquable colombage en surplomb sur pans coupés.

Ordre mendiant institué par Saint François d'Assises après 1209, les franciscains ou frères mineurs (appelés familièrement cordeliers à cause de la corde blanche qu'ils portent en guise de ceinture) sont appelés à Nevers en 1270 par la comtesse Yolande de Bourgogne. En 1363, leur couvent établi dans les faubourgs de la ville étant ruiné par les guerres, la comtesse Marguerite de France les installe dans une partie de son château de la Gloriette. En 1597, le couvent est occupé par les récollets, cordeliers réformés appartenant à la régulière Observance de Saint François. (source : "Cheminement piéton de la Ville de Nevers")

photos juin 2010 :

 

 

 

Le monastère de la Visitation

Adresse : 49 route des Saulaies

* Histoire :

Le monastère de la Visitation de Nevers fut fondé à Moulins (Allier) le 25 août 1616. C'était le troisième de l'Ordre de la Visitation, qui avait pris naissance à Annecy en 1610, sous l'impulsion de Saint-François de Sales et Sainte-Jeanne de Chantal.

Au long des siècles, il connut une existence assez mouvementée. Après la tourmente révolutionnaire, le monastère fut restauré à La Charité-sur-Loire en 1818, puis à Nevers en 1854. Exilé en Belgique en 1908, il fut de retour à Nevers en 1935 sur la colline des Montapins, et vient de s'installer, dans des locaux plus petits, situés au bord de la Loire.

 

* Architecture :

A remarquer particulièrement:

Le message: François de Sales voulait, selon son expression, "donner à Dieu des Filles d'Oraison", qui trouvent dans cette rencontre personnelle et profonde avec Lui, la source de leur dynamisme et de toute leur raison d'être.

 

photos août 2011 :

 

Le Carmel

Adresse : 35 rue des Montapins

Sainte-Thérèse de Jésus renouvela le Carmel en l'orientant complètement vers l'oraison et la contemplation des réalités divines par la pratique des conseils évangéliques selon la règle primitive dans une petite communauté, fondée sur la solitude, l'oraison et la stricte pauvreté.

Par sa nature même, le charisme thérésien veut que l'oraison, la consécration et toutes les énergies d'une carmélite déchaussée soient orientées vers le salut des âmes.

Les activités du Carmel tournent autour de la confection du pain d'autel, de lingerie pour l'aide aux cloîtres et la vente à l'accueil : robes de chambre, sorties de bain et serviettes, tabliers, images, reliure et écriture d'icônes.

 

photos août 2008 :

 

L'ancienne résidence des "Petites Soeurs des Pauvres" :

Adresse : 11 rue Jeanne Jugan

Les petites sœurs des pauvres sont une congrégation consacrée à l'accueil et au soin des personnes âgées pauvres. Elle a été fondée en 1839 par Jeanne Jugan, une simple servante qui a été béatifiée en 1982. Très vite, la congrégation a franchi les limites de la France. Elle est aujourd'hui établie dans 31 pays sur les cinq continents. Elle compte 208 maisons où sont accueillies des personnes âgées sans ressources ou de ressources modestes. À Nevers, c'est justement dans la rue Jeanne Jugan que s'était établie cette résidence, jusqu'à la fin du XXe siècle, surnommée "Ma Maison".

 

photos août 2011 :

 

 

La chapelle funéraire Laborde

Adresse : Cimetière Jean Gautherin, rue Jean Gautherin

Construite au 4ème quart du XIXe siècle, ette chapelle funéraire a été construite au cimetière Jean Gautherin pour la famille Laborde. En mauvais état, l'édifice tient seulement grâce à des planches permettant de le maintenir. La chapelle funéraire est inscrite aux monuments historiques depuis le 30 avril 1999.

Son côté remarquable réside dans sa construction en laves de Volvic et en bronze, selon les plans de Massilon de Rouvet. C'est un édifice de style néo-byzantin (plan centré, dôme et quatre clochetons de flanquement). Il est couvert d'un gros dôme en bronze réalisé par le fondeur nivernais Pécard. Les vitraux ont été réalisés en 1901 par un maître verrier de Clermont-Ferrand : Adrien Baratte.

 

photos septembre 2009 :