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Devenir éco-citoyen

 


Voici une liste, classée par thème, non exhaustive mais assez complète, des gestes du quotidien que chacun peut effectuer pour limiter son empreinte écologique. Bien sûr il est actuellement difficile de respecter l'ensemble de ces principes, mais le but est de prendre connaissance de ces différents gestes et de s'engager sur certains d'entre eux. Modifier notre comportement ne peut qu'améliorer notre quotidien et celui de notre environnement :

  1- Les achats
  2-
La cuisine
  3-
La maison
  4-
L'eau
  5-
L'électricité
  6-
Les déchets
  7-
La mobilité
  8-
Au travail
  9-
Le jardin
10-
La nature

1- Les achats

1.1- Choisir des produits avec un écolabel
Attention ! Un certain nombre de produits sont trompeurs et se désignent comme "verts" ou "contribuant à la défense de l'environnement" sans aucune justification. Seuls les labels attestent de leurs efforts pour moins dégrader l'environnement.

1.2- Utiliser des lessives sans phosphates
Ceci évite la prolifération d'algues nuisibles à la vie aquatique.

1.3- Choisir des peintures avec un écolabel
Ces peintures assurent une bonne qualité et respecte davantage l'environnement.

1.4- Traitement du bois : refuser le R40, le R61 et le R63
Il faut refuser les produits qui affichent le R40 (effets cancérigènes ou mutagènes possibles), le R61 et le R63.

1.5- Préférer les produits "éthiques"
Ceux-ci contribuent à des échanges commerciaux équitables entre le Nord et le Sud. Ils se distinguent par les marques "Artisans du monde", "label Max Havelaar"...

1.6- Réutiliser ou refuser les sachets plastiques
Distribués en grande surface, ils sont à l' origine d'une pollution affligeante : plus de 120 millions de sacs plastiques sont dispersés sur le littoral français. Il est tout à fait possible d'endiguer ce phénomène par l'usage de sacs cabas réutilisables ou de paniers tels ceux d'il y a quelques années...

1.7- Préférer les pots contenant davantage de produits
Ces pots sont moins chers (rapport prix/poids) et économisent souvent les emballages, sources de déchets. Privilégier par exemple un sac de 2 kg de riz , plutôt que 4 boîtes de 500 g.

1.8- Eviter au maximum les produits jetables et les emballages
Les industriels veulent faire plus pratique ou plus sexy au détriment des déchets dont le volume et le poids ne cessent de croître : chaque français en produit plus de 353 kg par an (ADEME, 2006), contre 220 kg dans les années 60. Les lingettes qui se démocratisent pour tous les usages en sont un exemple frappant. Pérenniser les produits économise de l'argent tout en diminuant les déchets.

1.9- Acheter des produits peu transformés et peu emballés
Il faut privilégier :
- les produits en vrac ou en conditionnement économique, afin de réduire les emballages ;
- les produits locaux, afin de modérer les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports.

1.10- Acheter des produits de saison
Se fournir en fruits et légumes de saison améliore la qualité gustative des aliments qui n'ont pas été produits en re-créant artificiellement leurs conditions normales de développement. Ils subissent donc moins d'apports extérieurs visant à assurer leur croissance. De surcroît, ils sont moins chers et n'ont pas subi un transport souvent dommageable pour les produits alimentaires. Enfin, sur un plan humain, acheter des produits locaux et de saison permet de privilégier les circuits courts qui rémunèrent moins les intermédiaires et plus les producteurs. Par exemple, manger au mois de mars 1 kg de fraises provenant d'Israël et transportées par avion revient à consommer 4,9 litres de pétrole tandis que déguster le même poids de fraises produites localement consomme 0,2 litres.

1.11- Acheter au fur et à mesure
En moyenne, 26 % de notre nourriture finit à la poubelle ! Acheter en quantité importante n'est donc pas toujours judicieux. Les fruits et les légumes, même dans le réfrigérateur, perdent vite leurs vitamines et se flétrissent (MEDD, 2004).

1.12- Eviter de consommer des produits provenant d'espèces menacées et de pêcheries mal gérées.
Les ressources en poissons de mer sont de plus en plus surexploitées, atteignant des niveaux proches de l'extinction complète.

1.13- Acheter des produits biologiques
Les produits 'BIO' :
- sont de plus en plus courants,
- s'achètent à des prix de plus en plus abordables,
- conservent leurs qualités gustatives,
- sont nettement plus sains car garantis sans OGM,
- ne contiennent pas de pesticides,
- respectent davantage la croissance et le bien-être des animaux,
- sont garantis sans hormone ou antibiotique,
- respectent davantage notre environnement.
Attention cependant aux produits BIO importés qui ne correspondent pas à l'objectif écologique recherché à cause du transport.

1.14- Ne pas manger trop de viande
La production d'un seul kilo de viande demande 4 à 5 kg d'aliments (pour nourrir le bétail) qui, au niveau mondial, monopolisent 38% des surfaces cultivées en céréales (A. NICOLAS, 2004). Nous consommons de plus en plus de viande alors que notre ration quotidienne dépasse déjà les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé. Cette sur-consommation entraîne le maintien et le développement de cheptels importants qui prélèvent leur espace vital, sur la forêt notamment (cas en Amazonie).

1.15- L'eau en bouteille n'est pas indispensable
L'eau courante en France est souvent d'excellente qualité. Boire l'eau du robinet permet d'épargner à notre environnement les bouteilles en plastique. En cas d'achat de l'eau, réutiliser les bouteilles, ou en acheter de plus grandes (comme celles de 2 ou 5 litres).

1.16- Respecter les frigos et congélateurs des magasins
Bien penser à refermer correctement les portes des frigos et congélateurs des magasins.

 

 

2- La cuisine

2.1- Les températures et zones de froid d'un réfrigérateur
Il existe différentes zones de froid dans un réfrigérateur, en fonction de la température qui y règne, celles-ci accueilleront divers aliments :
- zone froide (de 0
à 3°C) : viande, poisson cru, charcuterie, produits frais entamés, fromages frais et au lait cru, produits traiteurs frais ;
-
zone fraîche (de 4 à 6°C) : restes de plats cuisinés et d'aliments déjà cuits, laitages ;
- bac
à légumes (6°C) : légumes et fruits frais ;
- porte (de 6°C
à 10°C) : boissons , condiments , oeufs.

Pour le congélateur , la température idéale est de -18°C afin de bien conserver les aliments et d'économiser l'énergie. Il est inutile de diminuer cette valeur.

2.2- Dégivrer le réfrigérateur et le congélateur régulièrement
5 cm de glace multiplient par 3 la consommation d'
électricité de l'appareil.

2.3- Ne pas mettre d'aliments chauds et sur-emballés au réfrigérateur
Laisser les aliments et plats encore chauds se refroidir à l'extérieur. Ensuite, les recouvrir d'un film plastique afin d'éviter la formation de givre par desséchement. Penser également à enlever tous les emballages superflus (comme sur les paquets de yaourts par exemple), ils n'ont pas besoin d'être refroidis par le réfrigérateur.

2.4- Lave-vaiselle ou vaiselle à la main ?
Avec un lave-vaiselle, effectuer un cycle de lavage seulement lorsqu'il est plein, afin d'économiser l'énergie nécessaire au chauffage de l'eau (80% de la consommation énergétique) et l'eau utilisée (un lave-vaiselle récent consomme environ 15 et 20 litres d'eau / cycle).

Un lave-vaisselle consomme environ 20 litres d'eau (pour 12 couverts), le même volume d'eau peut-être utilisé avec une vaisselle à la main pour seulement deux couverts. Toutefois, il faut se méfier des messages simplistes qui privilégient le lave-vaisselle à la vaisselle à la main sous prétexte que cet équipement consomme moins d'eau. En effet, il faut tenir compte des matières premières et de l'énergie qui ont été utilisées pour sa fabrication, ainsi que son utilisation énergétique (électricité) et la pollution engendrée par son transport, et enfin son traitement en fin de vie...

2.5- Les produits vaisselle
Respecter les doses de produits recommandées, car
davantage de produit ne donne pas de meilleurs résultats et pollue davantage l'eau rejetée. Il faut également penser à utiliser des produits bénéficiant d'un éco-label.

2.6- Pour maintenir à ébullition l'eau dans une casserole...
Utiliser un simple couvercle qui permet de diviser par quatre l'énergie nécessaire.

2.7- Cuire à gros bouillons dépense de l'énergie
Cette m
éthode n'accélère pas la cuisson puisque la température de l'eau ne dépasse pas 100°C...

 

 

3- La maison

3.1- Utiliser tant que possible des peintures à l'eau (acryliques)
Plutôt que des peintures glycérophtaliques car ces dernières demandent à utiliser des solvants extrêmement polluants pour nettoyer les pinceaux et rouleaux.

3.2- Eviter la climatisation
La généralisation des systèmes de climatisation contribue à de fortes consommations d'électricité. Celles-ci nécessient parfois l'emploi de centrales thermiques dégageant du CO2 qui contribue à l'effet de serre. De surcroît, la facture d'électricité est salée : 25% de plus pour un deux pièces avec un climatiseur banal.

3.3- Penser aux énergies renouvelables pour l'alimentation énergétique de l'habitat.

3.4- Eviter les déboucheurs liquides agressifs
Ces produits contiennent de la soude caustique polluante. Préférer la ventouse en caoutchouc, ou le nettoyage manuel du siphon engorgé, souvent plus efficace.

3.5- Aérer régulièrement les pièces les plus humides
On constate ainsi une diminution de la prolifération des acariens à l'origine d'allergies.

3.6- Faire construire sa nouvelle maison selon la norme Haute Qualité Environnementale (HQE)
Cette norme de construction implique la prise en compte de nombreux paramètres et la mise en place de procédés qui limitent significativement l'impact environnemental de la future maison, tout en privilégiant l'économie d'énergie.

3.7- Garder une température ambiante inférieure à 19°C
Le chauffage, s'il est d'origine électrique, représente 50% de la consommation du foyer. Voici les températures recommandées (pour la santé et les économies d'énergie) dans le logement :
-
19°C dans les pièces à vivre,
-

-
16°C dans les chambres (pour la nuit).

Le système par thermostat peut faire diminuer de 25% la consommation de la chaudière.

Baisser le thermostat d 1°C dans le logement fait gagner 7% sur la facture de chauffage.

3.8- Vérifier et renforcer l'isolation
Ceci permet d'importantes économies de chauffage !

3.9- Entretenir régulièrement sa chaudière ou son chauffe-eau
Economie assurée de 10 à 20% d'énergie.

3.10- Limiter la température du ballon d'eau chaude
Une temp
érature de 50 à 60°C est largement suffisante pour l'eau contenue dans un ballon, plutôt qu'une température de 80°C. Ceci économie une chauffe supplémentaire inutile.

3.11- Bien choisir la taille du ballon d'eau chaude
En fonction de la taille du ménage, il est possible d'adapter la capacité du ballon aux besoins. En moyenne, une personne a besoin de 50 litres d'eau chaude par jour.

 

 

4- L'eau

4.1- Eviter de faire couler l'eau inutilement
Par exemple, fermer le robinet pendant les trois minutes où l'on se lave les dents peut économiser quelques dizaines de litres d'eau !

4.2- Opter pour des systèmes de chasse d‘ eau à deux débits
Appelées aussi chasses d'eau à deux réservoirs, elles permettent de réduire le volume d'eau utilisé d'environ 15 litres par jour pour un foyer de deux personnes. Si ce système n'est pas présent, il uffit de placer une bouteille d'eau pleine de sable dans le réservoir de la chasse d'eau des toilettes. Ainsi moins d'eau sera gaspillée. Une chasse d'eau classique consomme entre 6 et 12 litres d'eau, une double commande 3 à 6 litres... Au total ont peut économiser 10.000 litres d’eau par an !

4.3- Essayer les toilettes sèches !
Les toilettes à litière bio-maîtrisée peuvent remplacer, si l'on bénéficie d'un jardin, nos toilettes classiques qui utilisent de l'eau. Ce procédé permet également de produire du compost. Le principe ? Les excréments et l'urine s'entassent pendant quelques jours dans un réservoir (placé en dessous de la cuvette) qui contient de la sciure ou des copeaux de bois qui recouvrent chaque passage. Une fois la poubelle presque pleine, on se sert de ce mélange (papier toilette compris) pour en faire du compost... Ce n'est pas dégoûtant, c'est juste l'exploitation du cycle naturel de la matière organique... Les avantages ? On économise des milliers de litres d'eau, on évite l'emploi de composés chimiques nécessaires au traitement de l'eau et on se fait de l'engrais gratuit.

4.4- Vérifier qu'aucun robinet ne fuit
Un écoulement goutte à goutte peut faire dépenser plus de 4.000 litres d'eau par an. Faire réparer les robinets et chasses d'eau qui fuient économise de 10 litres par jour pour un robinet à 500 litres par jour dans le cas d'un simple filet d'eau dans la cuvette des WC !

4.5- Prendre des douches
La douche est plus tonique et hygiénique que les bains et consomme de 50 à 80 litres d'eau contre 150 à 300 litres pour un bain.

4.6- Équiper les robinets de réducteurs de débits
Mitigeurs et aérateurs limitent significativement la consommation d'eau. Appelé mitigeur, aérateur, économiseur ou mousseur, ce dispositif se place facilement à la sortie des robinets. Son rôle est de diminuer le débit d'eau qui coule en dispersant le flux. Cela ne nuit pas du tout à l'usage courant de l'eau (douche, vaisselle...).

Par défaut, l'eau du réseau de distribution est délivrée à 3 bars, c'est à dire 17 litres par minute. Un mitigeur classique peut abaisser le débit à 12 litres par minute tandis que certains mitigeurs mécaniques haut de gamme économisent jusqu'à 50% d'eau.

Pour un foyer de 4 personnes, les aérateurs placés sur les robinets et les éco-douchettes génèrent une économie annuelle de l'ordre de 30 %, soit 6,5 m3 avec un mousseur et 29 m3 avec une éco-douchette.

4.7- Penser à récupérer l'eau
Une partie de l'eau utilisée et qui n'est pas souillée par des produits chimiques peut-être utilisée pour d'autres usages. Par exemple, lorsque l'on patiente pour faire venir de l'eau chaude au robinet, on peut en profiter pour récupérer l'eau encore froide et ainsi l'utiliser pour arroser les plantes. De même pour l'eau du robinet à table, le surplus éventuel en fin de repas peut servir à arroser les plantes ou à remplir l'évier pour la vaisselle.

 

 

5- L'électricité

5.1- Veiller à éteindre les lumières inutiles
L'éclairage représente représente en moyenne 10 % de la facture d'électricité d'un ménage français (CEREN, 2003).

5.2- Préférer les ampoules à basse consommation d'énergie
Une ampoule à économie d'énergie permet d'obtenir la même puissance d'éclairage en utilisant moins d'énergie. Par exemple une ampoule donnant une puissance de 35 Watts utilise en réalité seulement 9 Watts. L'économie peut atteindre 80 % !

Les ampoules qui réclament quelques secondes après l'allumage pour être pleinement efficaces, doivent être installées dans les pièces les plus régulièrement et longtemps éclairées.

5.3- Privilégier les lampes de type LED
Les lampes de poche à LED consomment entre 5 et 10 fois moins d'énergie qu'une lampe classique pour une durée de vie allant de 50.000 à 100.000 heures. Elles peuvent largement remplacer les lampes de poche qui usent les piles en seulement quelques heures et qui sont munies d'une ampoule dont la durée de vie ne dépasse pas quelques dizaines d'heures. Attention : ne pas utiliser ce type d'ampoule sur des variateurs de courant.

5.4- Opter pour les ampoules à fluorescence
Ces ampoules consomment 5 fois moins et durent 10 fois plus longtemps que les ampoules classiques.

5.5- Eviter les lampes halogènes
Elles sont trop gourmandes en énergie (de 25 à 50 fois plus que les lampes basse consommation).

5.6- Ne pas abuser pas des abats jours
Leur couleur sombre peut absorber 50 à 80 % de la lumière, obligeant à multiplier les sources lumineuses.

5.7- Ne pas oublier la lumière naturelle !

5.8- Acheter des appareils mentionnant une étiquette européenne de classe énergétique au moins « A »
Ils sont plus économes et respectueux de l'environnement pour un prix souvent identique. Depuis septembre 1999, les appareils de classe E, F et G sont interdits à la vente. Enfin, des appareils de classe énergétique A++ font leur apparition, réduisant la consommation et donc la facture d'électricité de 20% par rapport à une classe A+.

5.9- Eviter tant que possible le sèche-linge
Cet appareil, qui n'a pas toujours son utilité si l'on bénéficie d'un espace pour sécher le linge, consomme deux fois plus d'électricité qu'un lave-linge et a tendance à abîmer le linge. Un essorage, même à 600 tours par minute, suffit.

5.10- Eviter le lave-vaisselle
Un lave-vaisselle, c'est pratique et c'est facile. Pour autant, il faut souvent rincer une première fois la vaisselle avant de la disposer dans la machine dont l'efficacité est parfois douteuse. Enfin, dans un foyer qui comporte peu de personnes, il s'agit plus d'un gadget dont la fabrication, le transport et la mise en décharge n'est pas sans conséquences sur notre environnement...
 

5.11- Eteindre les appareils électriques qui restent en veille
De plus en plus d'appareils se mettent en veille plutôt que de s'éteindre comme avant. Or, la veille ne sert à rien, si ce n'est à éclairer nos intérieurs la nuit. Vous pourrez tout à fait débrancher TV, radio, magnétoscope, chaine HI-FI, ordinateurs... (par contre, vous pouvez perdre la mise à l'heure de vos horloges intégrées). Ce petit geste vous permettra d'économiser environ 7% du montant de votre consommation électrique (CEREN, 2003).

5.12- Eviter les appareils portatifs
Ils ont envahi notre quotidien et remplissent un tas de fonctions futiles : agenda électronique, console de jeux, lecteur multimédia... Certes ils sont sympas et égayent le quotidien de l'Homme moderne mais ils sont obsolètes très rapidement, utilisent des piles ou une batterie à recharger et contiennent des composants dangereux pour notre environnement.

5.13- Eviter les appareils qui nécessitent de l‘énergie
Quasiment tous les téléphones fixes sont maintenant raccordés au secteur pour assurer diverses fonctions souvent peu utiles. Est-ce bien nécessaire ? Il existe encore des téléphones uniquement raccordés au réseau téléphonique et qui fonctionnent parfaitement : pas besoin d'électricité ou de piles ! En général, il faut veiller à refuser les appareils qui utilisent de l'énergie à des fins superficielles.

5.14- Modérer la taille de l'écran de télé et d'ordinateur
Alors que les écrans LCD et plasma se généralisent, la taille des écrans ne cesse d'augmenter au détriment de la consommation électrique. Les gains obtenus par ailleurs en éteignant les veilles sont largement perdus dans cette course au gigantisme.

 

 

6- Les déchets

6.1- Refuser la publicité dans la boîte aux lettres
Nous recevons en moyenne 40 kg de prospectus non sollicités par an. Une quantité non négligeable qui entraîne, pour une ville de 100.000 habitants une dépense de 250.000 € par an pour les traiter une fois à la poubelle (ADEME, 11/2005).

6.2- En appartement, récupérer les déchets alimentaires avec un lombricomposteur
Fabriquer ou se procurer un lombricomposteur afin de transformer les matières organiques en terreau et engrais liquide pour les jardinières. Sans odeur, sans contrainte, les vers travaillent pour nous et mangent ! Cela permet de réduire de 30% la quantité de nos déchets non triés finissant bien souvent à l'incinération.

6.3- Ne pas jeter les médications périmés
Les pharmaciens les reprennent gratuitement.

6.4- Ne pas oublier de trier les déchets !

6.5- Ne pas entretenir ni créer de décharge sauvage
Par flemme ou par ignorance, des tas d'ordures se créent sur le bord de la chaussée, dans un terrain vague ou dans une impasse. ils sont alors fréquemment alimentés par d'autres qui aiment profiter de cette solution de facilité, de surcroît populaire, donc acceptable. Il existe des déchetteries qui sont mises gratuitement à disposition aux alentours des habitations.

6.6- Ne déverser aucun produit dans les cours d'eau.
Les rivières et la mer ne doivent plus des poubelles pour nos produits chimiques. La toxicité de certains produits est telle qu'ils peuvent entraîner la mort de milliers d'animaux à la suite d'un rejet. N'oublions pas que les toxines ainsi déversées dans la nature nous reviennent forcément, et en grande quantité, via notre alimentation... Il faut donc privilégier les centres de collectes (les renseignements peuvent être obtenus auprès de la Mairie).

6.7- Refuser les prospectus et papillons
Ils nous sont tendus un peu partout : dans la rue, les transports publics, les soirées... Ils sont souvent pris pour être jetés deux mètres plus loin, rarement à la poubelle. Il est préférable de les refuser ou demander de quoi il en retourne avant de les prendre machinalement.

 

 

7- La mobilité

7.1- Bien gonfler les pneus
Des pneumatiques sous-gonflés entraînent une surconsommation d'environ 3 % pour un déficit de 0.3 bar. Sur l'autoroute, la pression indiquée par le constructeur peut-être augmentée de 15%. Même à vélo, moins d'efforts sont à fournir avec des pneus bien gonflés.

7.2- Choisir des véhicules peu consommateurs
Les deux roues comme certains scooters et les petites voitures urbaines affichent les meilleurs résultats en faveur de l'air : leur consommation ainsi que leurs rejets sont faibles. Pour en savoir plus, l'ADEME publie tous les ans un comparatif des émissions de polluants par véhicule, permettant de vérifier les émissions de CO2 émises par nos véhicules.

7.3- Bannir les voitures 4x4
Les véhicules dits "tout-terrain" sont les plus polluants avec un surplus de consommation de 4 litres /100 km par rapport aux autres véhicules. Les 4x4 émettent jusqu'à trois fois plus de CO2 qu'une petite voiture économe. Et, à 50 km/h en ville, ces engins à quatre roues motrices consomment deux fois plus de carburant (du diesel dans 80 % des cas) que des modèles classiques.

Pour autant, le marché des 4x4 continue de croître malgré des prix assez élevés. En effet, les ventes de 4x4 représentent aujourd'hui 2,6 % du marché automobile en France contre 1,1 % en 1994. Nous comprenons mal cet effet de mode, signe d'un snobisme irraisonné et puéril en zone urbaine.

Sans oublier les dégâts que font ces véhicules dans les zones plus "sauvages", en forêt, sur les chemins de campagne sous prétexte de l'amusement que cela procure...

7.4- Opter pour le co-voiturage
95% des voitures sont occupées uniquement par leur conducteur. Demander à un collègue, un ami, ou faire circuler des listes pour centraliser les besoins, tout cela contribue au co-voiturage. Plus de passagers, c'est moins de voitures et donc moins de bouchons sur les routes !

 
7.5- Eviter les galeries sur la voiture
Tant que possible, trouver d'autres moyens pour transporter beaucoup d'affaires : elles entraînent une surconsommation de 10% à 120 km/h et peuvent être à l'origine d'accidents lorsque les attaches cèdent.

7.6- Bien nettoyer sa voiture
Préférer les stations de lavage qui :
- consomment moins d'eau (environ 100 litres en station de lavage contre 200 par soi-même)

- sont équipées d'évacuations adaptées pour les eaux usées polluées par les produits nettoyants, les hydrocarbures et des résidus divers qui se sont accumulés sur la voiture.

Il existe également quelques stations de lavage qui nettoient sans eau à l'aide de produits dits "biodégradables".

7.7- Ne pas disperser les détritus par la fenêtre du véhicule.

7.8- Modérer sa vitesse et sa nervosité
Une conduite souple et sûre permet un gain de carburant de 40 % : éviter les freinages, les changements de rapports inutiles (20% d'économies). La plupart des véhicules ont un rendement énergétique maximal entre 80 et 100 km/h. En roulant à 130 km/h, on augmente la consommation de carburant de 20% par rapport à une vitesse de 115 km/h. Or, toute économie de carburant signifie forcément moins de pollution et moins d'argent dépensé...

7.9- Eviter la climatisation
Bien qu'elle équipe 3 véhicules neufs sur 4, la climatisation est une source d'émission supplémentaire de gaz à effet de serre. En effet, une voiture climatisée consomme de 1 (sur route) à 3 (en ville) litres supplémentaires sur 100 km, soit 10 à 20% de surconsommation de carburant. Celle-ci peut même atteindre les 50% lorsque le moteur est froid. Enfin, les climatiseurs d'automobile utilisent des tuyauteries souples qui perdent, chaque année en moyenne, 15 à 20% du gaz frigorigène, gaz à effet de serre puissant et fortement nocif, notamment pour la couche d'ozone.

7.10- Préférer les modes de transport alternatifs
Les transports alternatifs ou modes de circulation douce regroupent ces modes de transport que l'on croit trop souvent réservés aux plus jeunes : bicyclette, rollers, patinette, skateboard peuvent faire gagner du temps et de l'argent ! La marche à pied est encore le meilleur compromis lors des petits trajets,  qui sont les plus pollueurs et les plus nombreux. La marche permet de faire du sport ! 30 minutes de marche à pied dynamique est nécessaire chaque jour pour notre santé et ce n'est pas impossible puisque 52% des déplacements automobiles font moins de 3 km ! (PDUIF, 2001).

7.11- Préférer le train à l'avion
L'avion est le mode de transport le plus polluant, même en le rapportant au voyageur (vu que les avions peuvent transporter des centaines de voyageurs). Ainsi, un aller-retour Paris-Miami dégage autant de CO2 que l'usage moyen d'une automobile pendant un an !

 

 

8- Au travail

8.1- Eviter la climatisation
Les climatiseurs fonctionnent avec des fluides frigorigènes dont les fuites contribuent massivement au réchauffement climatique Tant que possible, éviter de mettre en marche la climatisation lors de faibles chaleurs. En voulant se refroidir, on augmente encore davantage les dépenses énergétiques et les risques de canicules par la suite...

Si la climatisation est indispensable, penser à bien fermer portes et fenêtres pendant et après avoir climatisé ! En effet, si les fenêtres ou portes sont ouvertes, l' air chaud rentre de nouveau et annule l'effet de la climatisation.

8.2- Eteindre les lumières et les appareils
Ne pas oublier d'éteindre les lumières et l'ordinateur en partant, ou vérifier que l'ordinateur passe bien en veille complètement (pas seulement l'écran). Il n'est pas rare de voir la nuit que des bureaux restent allumés en permanence...

8.3- Utiliser du papier recyclé
Promouvoir
le papier recyclé au service achats, et/ou en acheter pour sa consommation personnelle. Plus de 40% du bois exploité commercialement sert à la fabrication de papier. Or le papier recyclé nécessite 20 fois moins d'arbres, 10 fois moins d'eau et 2 fois moins d'énergie que le papier blanc ordinaire, pour un prix quasi identique.

8.4- Utiliser le verso des feuilles imprimées
Quasiment toutes les feuilles que nous utilisons ne sont imprimées que sur le recto. Or nous en jetons des quantités importantes puisque par exemple le papier constitue 80% des déchets produits par une administration. Pourquoi ne pas conserver ces feuilles comme brouillon en se réservant le verso ? Faire l'expérience et constater le nombre de feuilles de brouillon qui s'accumulent ainsi et qui pourraient être utilisées aussi pour des ré-impressions en mode brouillon sur le verso ! Mieux encore : imprimer directement en mode recto-verso si l'imprimante le permet.

8.5- Modérer la consommation de papier
Dans les bureaux, l'imprimante, de plus en plus accessible, nous pousse à "sortir" de nombreux documents numériques, "au cas où". Or trop souvent ces impressions sont inexploitées tout en négligeant le formidable moyen de stockage qu'est l'ordinateur via une bonne gestion des fichiers. Il en résulte un important gâchis puisque chaque année selon l'ADEME, nous consommons environ 80 kg de papier par personne.

Utiliser du papier c'est consommer :
- des forêts, qui sont encore peu gérées durablement,
- de l'eau : la fabrication d'un kilo de papier nécessite 60 litres d'eau,
- de l'énergie.

1/6 des feuilles imprimées sur le lieu de travail n'est jamais utilisé et 43 % des employés français impriment jusqu'à 50 pages par jour (Ipsos Global, 04/2005)

8.6- Eviter les impressions couleurs
Tant que possible, ne pas imprimer en couleur un document qui n'en vaut pas la peine. Certains schémas et photos passent très bien en noir & blanc.

Il est également possible de différencier des points particuliers juste en utilisant des niveaux de gris différents : blanc, noir, gris clair, gris foncé, gris hachuré, damiers...

8.7- Pour photocopier un document épais, placer des feuilles blanches autour de la zone à copier.
Ceci évite l'utilisation massive d'encre noire, extrêmement polluante lors du recyclage du papier.

8.7- Centraliser les cartouches d'encre des imprimantes
Une fois que les cartouches d'encre sont épuisées, ne pas les jeter à la poubelle ! Normalement, une entreprise doit mettre à disposition des bacs de récupération. Ensuite, toutes les cartouches ainsi déposées seront traitées par des spécialistes. Si ces bacs n'existent pas, en parler aux services concernés dans l'entreprise.

8.8- Profiter de la lumière naturelle pour l'éclairage
Avant d'allumer systématiquement la lumière au bureau, vérifier si l'on ne peut pas plutôt profiter du soleil en déplaçant un meuble, une plante ou tout simplement en ouvrant les stores. La lumière naturelle est bien plus agréable et moins fatigante pour travailler.

8.9- Eviter les couverts et récipients jetables
En mangeant un casse-croute le midi ou une salade, il faut apporter des couverts et non les renouveler à chaque repas sous prétexte qu'ils sont jetables.

Les produits de consommation deviennent de plus en plus éphémères, entraînant de graves dégradations de notre environnement de par l'augmentation alarmante des déchets et de la consommation d'énergie nécessaire à leur fabrication.

8.10- Eviter les gobelets fournis près des fontaines
Dans nombre d'entreprises, des fontaines accompagnées de gobelets (en plastique souvent) proposent de l'eau à volonté. C'est une bonne démarche, surtout avec les chaleurs que nous connaissons de plus en plus. Pour autant, plutôt que d'utiliser à chaque fois un verre jetable pour quelques gorgées, il est plus judicieux d'utiliser une bouteille à multiple usages (gourde par exemple).

En effet, consommer de nombreux gobelets augmente nécessairement les déchets et l'énergie dépensée pour les produire, d'autant plus que, bien souvent, ils ne font pas l'objet d'un tri sélectif.

 

 

9- Le jardin

9.1- En été, arroser dans la soirée
Lorsque les températures sont plus fraîches, arroser minimise l'évaporation et augmente donc l'efficacité de l'arrosage. Par contre, en automne, arroser le matin éviter le gel de la nuit.

Ne pas oublier que l'arrosage peut représenter la moitié de la consommation d'eau d'un foyer !

9.2- En été, penser à biner la terre avant d'arroser
Ceci évite une évaporation trop importante, l'arrosage en devient plus efficace et s'avère moins gourmand en eau.

9.3- Arroser moins et mieux !
Plutôt que d'arroser en dispersant sans efficacité une eau qui devient plus en plus précieuse avec les sécheresses successives, utiliser des tuyaux poreux qui fournissent directement de l'eau au pied des plantations ou encore une bouteille en plastique coupée en deux dont l'ouverture sera plantée dans la terre. Dans ce dernier cas, il suffit de remplir l'entonnoir ainsi créé d'une eau qui pénétrera doucement dans la terre.

9.4- Récupérer les eaux pluviales pour de multiples usages domestiques
L'eau de pluie, qui sera récupérée dans un conteneur assez volumineux, peut par exemple être utilisée pour l'arrosage du jardin et le lavage de la voiture (qui réclame en moyenne 200 litres d'eau). En récupérant l'eau de pluie, on en consomme moins, ce qui est bien pour le porte-monnaie, les nappes phréatiques fortement sollicitées et les stations d'assainissement d'eau qui consomment de l'énergie et des produits chimiques. Notons qu'un arrosage consomme de 15 à 20 litres d'eau par m².

Pour autant, en France, il n'est pas permis d'exploiter les eaux pluviales pour nos usages domestiques qui réclament plus de salubrité.

9.5- Ne pas arroser systématiquement la pelouse
Pourquoi s'obstiner à conserver une pelouse bien verte et fraîche en été ? Au prix d'une consommation d'eau excessive et souvent irraisonnée lors de sécheresses... La nature se remet très bien de nos quelques étés trop chauds et retrouvera une verdure une fois le déficit hydrique passé.

9.6- Utiliser des insecticides biologiques
Dans un premier temps, bien se renseigner sur la nocivité potentielle des insectes visés : certaines espèces sont présentes en grande quantité mais ne représentent aucun risque pour le jardin. En cas de doute, poser des questions sur internet grâce à des sites d’information et des forums de discussion.

Ensuite, il existe des plantes répulsives (oeillets d'Inde, ciboulette, oignons, ail, basilic, dahlia), des purins à base de végétaux ou d'eau savonneuse pour éloigner les insectes indésirables. Pour les pucerons, des coccinelles s'en nourriront.

9.7- Utiliser une tondeuse à main, sans électricité ni carburant
Les avantages sont nombreux : aucune dépense d'énergie et donc pas de pollution, un peu d'efforts (nous manquons d'exercice), les herbes coupées forment un tapis dans le jardin qui protège et favorise les pousses suivantes, pas de bacs pleins d'herbes à vider dans la poubelle des déchets "verts", peu de bruit, maniabilité. Attention : la coupe est un peu difficile lorsque l'herbe est trop haute.

9.8- Eviter au maximum les désherbants chimiques
Les jardiniers en herbe sont aussi d'importants consommateurs de pesticides dont les caractéristiques souillent durablement notre santé. Ils sont ainsi responsables de 25% de la pollution des eaux de surface et des nappes souterraines ! En effet, les traitements appliqués sur les plantes du jardin perdurent, se répandent et sont un risque important pour les personnes (notamment les enfants) et les animaux vivant à proximité (comme les animaux de compagnie).

Plusieurs solutions possibles : désherber à la main, ce qui entretient le physique et a le mérite d'être sélectif dans les espèces supprimées. Utiliser de l'eau bouillante (2 litres pour 4 m²) qui est aussi efficace qu'un désherbant chimique mais tue la vie macro et microscopique qui participe à l'enrichissement et l'entretien de la terre.

 

 

10- La nature

10.1- Ne pas allumer de feu
Même s'il est agréable de se trouver près d'un feu en soirée, ne pas l'allumer n'importe où. On retrouve trop souvent des feux à demi éteints en pleine forêt, sur des tapis de feuilles mortes, ou près de buissons qui s'enflamment rapidement. A vouloir passer un moment de détente, le risque est de brûler une forêt et de tuer ses habitants. C'est pourquoi il faut bien vérifier qu'il n'y a rien d'inflammable autour.

10.2- Ne pas prélever les espèces sauvages
De nombreuses espèces de fleurs sont maintenant protégées à cause de notre cueillette facile ! Cette pratique nuit considérablement à la régénération des écosystèmes fragilisés par tant de prélèvements. Certaines espèces et certains milieux peuvent alors complètement disparaître. Si toutefois il est possible de composer un bouquet, ne pas arracher les racines pour les repousses suivantes.

Eviter de toucher aux petits des animaux qui, une fois imprégnés de notre odeur, pourraient être abandonnés par leurs parents, les livrant à une mort quasi certaine.

Enfin, ramener un animal appartenant à une espèce protégée peut coûter jusqu'à 9.000 euros d'amende et 6 mois de prison !

10.3- Suivre les sentiers balisés
Pour éviter de détruire la flore et d'apeurer les animaux, il est préférable de rester dans les chemins aménagés et qui sont régulièrement entretenus pour notre sécurité et celle de l'environnement.

10.4- Maintenir la propreté d'un site
Il
est appréciable de traverser ou d'occuper un endroit propre. Pour cela, il suffit que chacun veille à ne pas ajouter de déchets lors de ses passages. Il est toujours possible de conserver ses détritus, pour être mis à la poubelle ultérieurement. Pour exemple, un papier de bonbon met 5 ans à se désagréger, une bouteille plastique : 500 ans !

10.5- Fumeurs, ne pas laisser les mégots
Dans l'herbe, sur la plage, en forêt, sur le trottoir... Eteindre et conserver les mégots jusqu'à la poubelle car au delà du désagrément visuel et olfactif, ils sont trop souvent à l'origine de feux.

10.6- Pêcheurs, vérifier la taille des prises
Afin de laisser le temps aux poissons de grandir et de se reproduire par la suite, il est interdit de prendre des poissons trop petits. Selon la Fédération Nationale de la Pêche en France et de la Protection du Milieu Aquatique, cette taille est déterminée par l'âge de la première reproduction et la croissance du poisson. De plus, elle varie suivant les différents types de milieu :
-
milieu pauvre = croissance lente = petite taille de capture
- milieu riche = croissance rapide = grande taille de capture

10.7- Chasseurs et pêcheurs, respecter les dates d'ouvertures
Pour la chasse et la pêche, il existe des périodes privilégiées pour la reproduction des animaux. Ces moments importants pour la survie des espèces ne doivent pas être perturbés par les pratiques (de loisir de surcroît). C'est pourquoi le chasseur et le pêcheur doivent respecter des périodes d'ouverture.

10.8- Proscrire les activités motorisées et bruyantes
Respectons la tranquillité des autres ! 4x4, scooter des mers, motos trails, scooters et cyclomoteurs débridés, quads... sont autant de véhicules inutiles, polluants et destructeurs pour les écosystèmes et les oreilles.

En France, depuis la réglementation de 1991, la circulation des véhicules à moteur n'est autorisée que sur les voies ouvertes à la circulation publique : routes nationales, départementales, communales et chemins ruraux. La pratique du "hors piste" est donc interdite.

10.9- A la plage : éviter de se baigner après un orage
En effet, suite aux pluies violentes, les eaux de ruissellement qui proviennent des terres ou sont canalisées dans les systèmes d'évacuation et rejetées dans la mer peuvent être ponctuellement polluées par nos activités.

10.10- Sur la plage : conserver ses détritus pour les poubelles
Malgré la présence de corbeilles, chaque vacancier laisse en moyenne 2 litres de déchets par jour sur les plages ! Ainsi, plus de 120 millions de sacs plastiques sont dispersés sur le littoral français ! Ceci oblige les communes concernées à tamiser le sable avec des herses tirées par des tracteurs qui nuisent aux écosystèmes de l'estran. Chaque année, selon le PNUE, les déchets en plastique provoquent la mort d'un million d'oiseaux, de 100.000 mammifères et d'un nombre incalculable de poissons.

Or, l'océan est fortement affecté par les pollutions. 75 % des débris trouvés en mer sont en matière plastique et 80 % des débris trouvés en mer proviennent de la terre.