Eviter les pièges de la rechute :

 
 
Devenu non fumeur, voici comment l’organisme, et notamment l’un des organes les plus déterminants : le cerveau !, vous sollicite pour reprendre le tabac :
 
« C’est trop dur d’arrêter »
 
- C’est dur ? Vrai ! Tout comme il était difficile de poursuivre le tabagisme lorsque l’on a fumé nos premières cigarettes, tellement elles étaient dégoûtantes. Mais à force d’efforts, et même si c’était dur, on a réussi un jour à devenir fumeur !
- TROP dur ? Faux ! Le cerveau en manque veut vous faire craquer. Relativisez la difficulté : est-ce que ça change vraiment votre vie, votre famille, vos amis, votre travail, vos loisirs ?

 

 
« Je suis plus angoissé »
 
- Oui, parce que l’on est en période de sevrage tabagique. On n’a jamais ou peu connu ce moment dans sa vie et on s’inquiète : comment va être ma nouvelle vie sans tabac ? etc. Quelques réponses : vous serez en meilleure santé, vous dépenserez moins, vous ne courrez plus après les bureaux de tabac, vous retrouverez du souffle, vous découvrirez les vrais arômes de votre nourriture et des parfums environnants, vous ne sentirez plus mauvais, etc. Continuez la liste vous-même !
- Non, comme expliqué précédemment en puisant dans mon expérience personnelle, la gestion du tabagisme vous procure plus d’angoisse qu’elle ne vous en retire.

 

 
« Je suis trop dépendant »
 
Après tout, la dépendance, vous connaissez déjà. Vous êtes dépendant(e) de votre famille, de vos amis, de votre travail, etc. Alors n’ajoutez pas encore une dépendance à la cigarette !

 

 
« Je grossis »
 
- Vrai peut-être au début, mais il vaut mieux prendre 3-4 kgs et améliorer sa vie plutôt que perdre 20 kgs… sous chimiothérapie !
- Faux par la suite. Une fois le sevrage terminé, il devient aussi possible qu’avant d’entreprendre d’améliorer son alimentation pour reperdre du poids.

 

 
« Je dors mal »
 
Au début peut-être. Mais ça vous est déjà arrivé de mal dormir pour d’autres raisons dans votre vie que l’arrêt du tabac. Par exemple, Suite à un film un peu trop difficile ? Si oui, avez-vous arrêté la télévision pour autant ? ça a bien fini par se calmer avec le temps, non ? !

 

 
« Je fais des rêves anormaux »
 
Super ! Comme ça vous êtes tout content(e) de vous réveiller dans la vie normale et bien plus sympa que celle de votre cauchemar !
 
Plus sérieusement, j’ai ressenti cela avec le traitement sous « Champix ». Mais ça me faisait rire le matin lorsque je racontais ce que j’avais rêvé.
 
Je repasse au moins sérieux : Je me disais : « c’est incroyable un cerveau, quand même ! Ça pourrait presque aussi vous faire croire que vous avez du plaisir à faire quelque chose qui vous tuerait ! ».

 

 
« Je me rabats sur l’alcool »
 
Peut-être au début, et certainement pas autant que vous le croyez. Préférez des boissons bien plus appétissantes dans les premiers moments du sevrage. Il y en a tellement qui ont bon goût, qui sont sucrées, et qui contiennent peu ou pas du tout d’alcool… (sodas, sirops...). Exemple : appréciez plutôt un verre de vin à table qu’un whisky avant le repas.

 

 
« Je suis dépressif »
 
Ne confondez pas déprime passagère et dépression !
 
Au cas où vraiment vous pensez être en dépression, faites-vous aider par un médecin. Il existe de petits traitements très simples, discrets et légers pour vous permettre de passer le cap du sevrage.

 

 
« Je n’ai plus de vie sociale car je dois éviter les situations où se trouvent des fumeurs »
 
Ah oui ! C’est un peu comme quand quelqu’un a la grippe et que vous évitez de lui faire la bise ?
 
Si « toute » votre vie sociale est enrôlée dans le tabagisme, il y a peut-être d’autres choses à analyser dans vos relations…
 
Et aussi : donc c’est vous qui êtes en tort en arrêtant de fumer ? !
 
Personnellement, j’ai déjà évité les situations tabagiques et j’ai repris quand même. Et à l’opposé, il m’est arrivé d’arrêter de fumer un mardi soir et d’aller à une soirée 3 jours après où tout le monde fumait ! Cette situation n’a pas empêché que je tienne 5 ans sans tabac…
 
Imaginons-nous dehors pendant le travail. Eux fument. Moi pas. D’un seul coup, réunion immédiate urgente. Qui de nous tous peut y aller illico, presto, frais, dispo et sans mauvaise haleine ? !

 

 
« Je n’ai pas arrêté au bon moment, j’ai des difficultés imprévues »
 
Relativisez la difficulté : votre voiture est en panne de batterie ? Est-ce bien une raison pour reprendre la cigarette ? C’est tellement angoissant cette batterie hors service ? Ayant connu une panne de batterie en étant non fumeur, je peux vous assurer qu’on s’en sort aussi bien !
 
La difficulté est réellement grave et déstabilisante ? Alors mieux vaut remettre son arrêt à plus tard.
 
Personnellement, quand j’ai arrêté de fumer le 1er janvier 2008 :
- Nous étions en pleins travaux à la maison et quasiment en situation de « camping »
- J’avais déjà repris le travail la veille après 2 semaines de congés.
- La rentrée scolaire s’approchait déjà et donc la reprise d’un moment d’anxiété supplémentaire.
- Mon poids ne s’était pas amélioré à cause des fêtes !
-
Pourtant j’ai arrêté. Je me disais que justement si j’arrêtais pendant que ce n’était pas le top, d’une part ça ne pouvait que s’améliorer au fur et à mesure pendant ma période de sevrage, et d’autre part que tout événement stressant m’empêcherait toujours d’arrêter. Il ne faut quand même pas choisir un moment où le stress est trop présent, bien sûr !

 

 
« J’ai repris une cigarette. Mon arrêt est totalement raté »
 
Mais non ! Personnellement, j’ai repris 3 cigarettes durant mon arrêt et j’ai gardé ma ligne de conduite.
 
Pourquoi cette cigarette ? Quelle a été la raison ? Est-ce possible d’éviter la même situation la prochaine fois ? Il faut analyser l’origine de la cette faiblesse passagère, pour éviter la rechute et conserver votre parcours.
 
Souvenez-vous de vos motivations, de vos raisons, de votre engagement auprès de vous-même et de votre entourage, des moments difficiles de sevrage que vous avez déjà passés pour réussir et que vous ne devez pas réduire à néant. Vous auriez  « souffert » pour rien ?
 

 

« Finalement, j’ai plaisir à fumer »
 
Evidemment ! Puisque si vous ne fumez pas, vous ressentez un manque. Forcément, lorsque vous répondez au manque, il vous récompense par un plaisir.
 
C’est d’ailleurs cela le principal piège du tabagisme. Hélas !
 
 
 
Conclusion sur les pièges de la rechute :
 
Comme vous le constatez, on peut répondre à toutes les objections à l’arrêt du tabac. Si vous en découvrez une nouvelle, réfléchissez. Vous ne devez pas la juger vraie trop vite ! Passez-la au jugement objectif : « quelle réponse pourrais-je donner pour contrecarrer cette objection ? ».
 

 


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