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Ecriture


Interventions
en milieu scolaire

   

 

Classe de BAC PRO du LPA Horticole de Plagny (58) - 2006

 

 

Les élèves ont réalisé un travail formidable. Ils avaient préparé mon arrivée en écrivant des poèmes. Ils les ont déclamés, puis nous les avons améliorés ensemble pendant que j’apportais quelques techniques pour les aider. 

 

Alexandre :

Mon Tracteur

J’aime tes rondeurs, ta couleur et ton odeur,
J’adore ta puissance et ta belle cadence,
Ta souplesse, ton rendement et ton aisance.
J’aime ton moteur, ta grosseur et ta lenteur.

Tu es le bijou de fenaisons, des moissons,
Indispensable aux semailles et aux durs labours.
Intrépide et courageux sur tous les parcours,
Tu es le fier et grand amour de ton patron.

A ton ronronnement harmonieux et rythmé,
Accoure, en jacassant, la basse-cour affamée,
Majestueux, tu fends cette foule effrontée.

Méticuleusement, te lave, te bichonne,
Je soigne tes éraflures et je te pomponne,
Au repos, sous ton abri, je vais te quitter.
 

 

Claire :

L’oiseau

La colombe vole, si libre de sa vie

Imaginative, dépourvue de soucis

Beau, ce volatile sans besoin de repère

Eblouissant, elle rêve dans ses propres airs

Rien ne semble pouvoir l’envahir de sa haine

Taisant sa douleur devant une dure peine

Elle pense à cette chance d’être si libre.

Dans ce monde, dur pour elle de survivre

Elle ne semble se soucier des gouttes de pluie

Pourtant ne l’empêchant d’avancer vers la vie

Elle aime sa liberté mais ne quête pas ça

Non, ne cherchant seulement qu’un amour qui va

Sa belle joie de vivre, son humeur, la suivent

En conservant sa vie, limitant les ennuis

Rien ne semble gâcher ce pur bonheur parfait.

 

Crislin :

Tous mes vers sont rechargés

Mes verbes sont affûtés

Ça y est je suis paré

Crier ma réalité

Grenades de mots banals

Explosion grammaticale

Une réaction normale

Dans un vieux monde bien mal

Décharge de vocabulaire

Pour pâlir les hommes d'affaires

C'est la dernière action à faire

Quand on fait ce constat amer

Contamination d'expression

Pour pousser à la réflexion

Sujet de préoccupation

Pour les gens qui sont des moutons

Alors d'un coup de poème

Je descendrai sans problème

Tous ceux qui d'un coup de haine

Ont pris la place de mon Zen.

 

Félix :

Maladie sociale

L'intrus planétaire, créateur des maux ;

Jamais ne se tait, sans cesse pollue l'eau.

Virus de la terre, quand il veut se sert,

Comment faire pour revenir en arrière,

Aux prémices sans un vice, de notre ère.

Replonger dans ce terrible paradis,

Cette jungle regorgeant de si beaux fruits

Ne demandant rien, que d'être cueillis,

Par des mains propres de toute infamie.

Au lieu de s'entretuer, pour amasser

Une quantité de papier imprimé

De toutes les couleurs, surtout les violets,

Ne pouvant servir qu'à nous accoutumer,

Fondamentalement à la société.

 

Jérémy :

 

Je t’offris le plus beau jour de ta Vie,

Et pourtant, je ne fis rien pour ceci,

Tu as donné la Vie à ton bonheur

Ce jour-là, j’ai enfin comblé ton cœur.

Dès ces toutes premières secondes

Tu m’as aimé, tu m’as chéri,

Dans tes doux bras je me suis blotti

Contre ton doux sein ma tête blonde.

Dur était de créer ce nouveau lien,

Mais mes yeux étaient plongés dans les tiens,

Et cherchaient, purs, à te faire comprendre

Tout ce que tu aurais aimé entendre.

Il y a dix-sept ans, tu m’as donné la Vie,

Et aujourd’hui encore, je t’en remercie.

Je t’en serai infiniment reconnaissant,

Personne ne t’aimera autant que ton enfant.

Je t’Aime Maman.

 

Lucie :

VIE DÉCALÉE

Il reste là mais elle se refuse à lui

Il se recroqueville et solitaire il souffre,

Elle s'en moque et lui tourne le dos la nuit

Lui, son coeur éclate et il tombe dans un gouffre...

Les enfants, eux sont seuls et souffrent en silence,

Ils ne comprennent pas pourquoi ces tensions.

Ce manque d'amour laisse place à un immense

Vide. La vie se faufile avec trahison.

Le temps court et la raison s'enfuit de la vie.

Les enfants déroutés s'en vont à la dérive.

On ne cherche pas à comprendre leurs soucis,

Ils se noient avant de remonter sur la rive.


 

Michelle :

L'éloignement

Un jour on m'a dit, demain tu rentres au lycée

Mais ils ont oublié de me dire où c'était

Je suis arrivée ici très loin de chez moi

Je me suis alors dit que ce serait sans toi

Maintenant ça fait deux ans et demi, c'est long

Pour moi, la fin c'est aussi loin que l'horizon

Je n'ai qu'une envie, arrêter, laisser tomber

Partir d'ici, venir avec toi étudier

Cette année ici, Stéphanie est arrivée

Grâce à elle enfin, plein de choses ont bien changé

Claire, Sonia, Aurélie m'ont toutes aidée

Elles font des efforts et je ne pleure pas

C'est grâce à elles que j'arrive à vaincre ça

Mais c'est vrai que ma vie n'est pas grand chos' sans toi

  

Romain :

Cigarette

Tu m’as charmé et envoûté

Moi qui n’ai pas pu résister

Et avec ta douce fumée

Qui me faisait tant destresser

Un jour je serai obligé

De te quitter, de toi privé

Ou bien tu me feras crever

  

Stéphanie G. :

Mon Pull

Tu es très doux et confortable

Tu sais si bien me réchauffer

Tu restes sans cesse agréable

Tu auras beau être lavé

Je t’aimerai toujours autant

Tu me cajoles à l’infini

Tu es malgré tout provoquant

Entre nous deux c’est pour la vie

Tu te déformes et rétrécis

Tu peux être large ou petit

Tu as des motifs différents

Tu te dois d’être rassurant

Toi qui es si réconfortant

Et toi qui es si relaxant.

 

Stéphanie T. :

Tes lèvres si douces

Tellement sucrées

Sont devenues mes ressources

Elles m’ont éveillée

Laisse mes yeux

Et mon cœur t’envoûter

Dis-moi ce que tu veux

Et laisse-toi aller

Laisse le plaisir charnel

Envahir ton être

Fais-le devenir éternel

Et fais-le apparaître

Laisse tes mains

Même si elles tremblent

Laisse ton souffle si frêle

Me rendre si bien

Et à ton tour

Caresse mon âme de ta plume

Me faire devenir écume

Et à toi pour toujours