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Interventions
en milieu scolaire

   

 

Classe de 5ème des élèves handicapés et/ou en difficulté scolaire
du Clos Chauveau à Dijon (21) - 2002

 

 

Poème collectif 6ème / 5ème :

Nous avons parlé poésie, lu les poèmes que les élèves avaient préparés et nous avons écrit un poème collectif.

Ci-dessous le poème collectif (chaque élève a écrit un vers) puis les poèmes de plusieurs élèves :

 

Les vers que j'ai écrits pour démarrer :

La nuit peint le ciel

D'un noir étoilé...

Sébastien (6e) :

De sombres cavaliers,

Audrey (6e) :

Sur la mer évanouie,

Paul (6e) :

Tracent sur le sable

Caroline (6e) :

Un signe de paix.

Hicham (6e) :

Une silhouette étrange

Fabien (5e) :

Se noie dans l'eau salée,

Maurin (5e) :

La haine prend le chemin

Mylène (6e) :

Des fonds marins.

Martial (6e) :

Une lueur se libère

Fanny (5e) :

Au fond des coeurs

Steeve (6e) :

Dans le lointain

Benjamin (6e) :

De l'océan glacé.

Joris (5e) :

Le soleil arrose

Victor (5e) :

Le sable d'une musique

Mathieu (6e) :

Qu'un choeur ancien entonne.

  

Alicia :

Ma saison (1)

J’aime l’automne car ça exprime plein de choses
Comme la tristesse des arbres nus
Quand on regarde un arbre, n’importe lequel,
On a l’impression qu’il pleure

Marchez sur une feuille morte qui traîne par terre
Vous aurez l’impression de casser une mine de graphite
Et quand on met une feuille dans sa main
On a la sensation de serrer une biscotte

Ce que j’aime le plus en octobre
C’est d’avoir le vent dans ma chevelure lorsque je marche
J’aime plonger dans l’épaisseur des feuilles mortes en tas

Ma saison préférée est l’automne et toute sa tristesse
J’aime écouter le vent dans les branches
Ca me fait rêver à toutes les choses
Que j’aurais aimé voir avant…
Avant toutes les tristesses du monde
Avant de comprendre comme la vie est précieuse

 

Ma saison (2)

Ma saison est l’automne
L’automne est une saison triste
Triste car elle vient juste après l’été
Mais une fois qu’on y a mis les pieds
Elle devient ma saison
Ma saison préférée
Préférée pour sa parure de couleurs
Des couleurs ocres, jaunes, rouges et marron
Les marrons grillés et le brame
Le brame de la biche toute dorée
Dorée comme les fourrés
Les fourrés des forêts
Les forêts automnales
Automnale comme ma saison préférée.

 

Aurélie :

Je ne ressens que du bien de l’automne
Ni trop froid, ni trop chaud
Un bon soleil ne montre pas trop sa chaleur
Les arbres se déshabillent
Leurs feuilles tombent
Quelques unes encore vertes mais un peu jaunies
Sont restées accrochées
L’herbe est toujours verte
Au pied du grillage blanc
Je vois un mur de pierre, de grands arbres, des buissons,
J’observe des petites fleurs très drôles et des petites bêtes
Qui se cachent dans les hautes herbes
Je cueille un fruit, il est noir mais sa peau est blanc satiné
Comme de la neige et son goût est savoureux
Il prend ma salive dans ma bouche
Je trouve une mûre rouge
Ses petites perles en grappe ressemblent à un bijou.

  

Cindy :

Ronde d’automne

Les feuilles jaunissent
Les feuilles tombent
Les feuillent sèchent
Les feuilles se détériorent

Les arbres jaunissent
Les arbres se déplument
Les arbres bougent
Les arbres bruissent

Le vent fait bouger les arbres
Le vent fait tomber les feuilles
Le vent fait voltiger les feuilles
Le vent est frais.

  

Etienne :

En ce jour d’automne,
Les arbres ont encore des feuilles vertes
Et déjà beaucoup de feuilles jaunes.
L’herbe est verte
Les arbres des forêts perdent leur couleur d’été
Ils rougissent, jaunissent et brunissent.

Demain, l’hiver sera venu,
Ils seront tous tout nus
Dans les jardins, dans les parcs, dans les vergers
Partout la neige sera tombée

L’hiver peut s’installer.

  

Keyvan :

C’est l’automne
Je sens le souffle fort du vent qui me caresse la peau
Les branches des arbres se balancent de droite et de gauche
J’entends le grillon chanter
L’écorce des arbres me fait penser à des fractures de volcan
Je ramasse une feuille à trois lobes
On dirait trois petites plumes qui se sont accrochées l’une à l’autre…

  

Lucie :

Le vent souffle sur mon visage
Les feuilles s’envolent dans l’air vif
Sèches, elles se brisent en mille morceaux
Le paysage se dénude lentement
Les feuilles d’abord vertes puis marrons
Se laissent piétiner en craquant
L’air sent la campagne
En face, sur une petite colline
Quatre arbres en cercle discutent
Et jouent avec le vent
Certains ont mis leur robe pourpre
D’autres vertes ou brunes
Le soleil se reflète sur leur feuillage qui jaunit.
Une marguerite offre son cœur au milieu d’une corolle
De pétales d’une délicatesse blancheur

  

Marc :

Ô mon bel arbre avec tes feuilles multicolores
Tu me fais penser à des couchers de soleil
Et si tes feuilles tombent c’est simplement pour repousser au printemps !

Ta feuille est comme une coquille de noix
Si tu la poses sur l’eau, elle nagera
Mais ton tronc n’est pas comme tes feuilles
Il est robuste et peut vivre jusqu'à mille ans
Et quand vient l’automne tes feuilles te quittent et disent adieu

O feuille jaune comme l’or
Tu me fais penser à la richesse de l’automne

  

Mickaël :

Je marche sur des feuilles sèches
Je les entends qui craquent comme des os pourris.
Les feuilles tombent ocre
Les arbres se vident, beaucoup de vent, presque plus de fleurs
Tellement de vent que les branches craquent
Un criquet chante dans les hautes herbes
Je vois des pousses de noisetiers
Il a douze troncs sur lesquels courent des gendarmes
De haut en bas le lierre en veines s’accroche désespérément
J’ai trouvé dans la combe une plume de corbeau
Elle est douce et bien noire
Sa tige est noire aussi et pique au bout
Je m’asseois
La plume sous mon nez me fait éternuer.

  

Pascal :

Beaucoup de vent : les feuilles se détachent une à une ou par paquets
Elles tombent et se laissent emporter par le souffle
Qui les mène un peu n’importe où.

Les fleurs et les feuilles sont sèches
Quand tu les prends dans ta main en les serrant
Elles cassent comme des fragments de météorites.

On entend les tous petits bruits des criquets et des sauterelles.
L’herbe par endroit est toute sèche elle aussi.

J’ai attrapé une sauterelle marron clair
Avec ses longues pattes arrière, elle saute le plus loin possible
Pour s’échapper de son prédateur
Elle a des yeux ronds comme des billes.

Les arbres sont couverts de mousse côté nord
Si on leur enlève leur mousse et leur écorce
On peut dire qu’on les déshabille.

  

Robert :

Automne
Tes arbres s’agitent sous le vent
Qui me caresse la tête
Tes feuilles s’envolent
Il fait doux
Enfin, l’on respire !

Près des murs de nos ancêtres
Les mûres mûrissent petit à petit
Des avions volent dans le ciel bleu clair
Quelques nuages traînent
Les fleurs sont comme rajeunies
Tout le monde est content

Le poil à gratter brille au soleil
Les cheveux s’envolent
Les arbres perdent leurs feuilles
Comme la nature est belle !

C’est agréable de respirer
On a envie de plonger dans l’eau
D’éclabousser les fleurs pour les faire refleurir
Ce gros caillou est un calcaire
Je remercie l’automne pour tout ce qu’on y voit.