Pauline Régis

Ecrivain

Poésie

 
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Biographie
Née en 1988 à Reims, Pauline RÉGIS suit des études de dentiste. C’est ce côté plus littéraire qu’elle développe lors de ses loisirs par la lecture de nos grands auteurs et l’écriture (poésie, nouvelles, roman…). Pauline se concentre sur l’art et connaît les grands compositeurs et peintres. Elle s’abandonne néanmoins en s’adonnant aux mangas et jeux videos. Pauline a trouvé par l’écriture une sorte de revanche sur la réalité de la vie quotidienne, et surtout ses acteurs !

 

Bibliographie
~ Anthologie d´un rêve ~
Recueil de poèmes, en cours d'écriture depuis 1986

Pierre Pierre

Pierre de Cathédrale, glacée de ses gris,
Elevant monuments jusqu’au confint du ciel,
De ses remparts de fer, déroutant l’ennemi,
Fut trop dure à mon cœur de par son éternel.

Pierre de Sable blanc, glissant de mes mains,
Sans lointain, ni limites, elle n’a pas de fond,
Fluide amie de l’eau, s’enfuyant sans fin,
Elle passa sur mon cœur plus vite que le son.

Pierre de Soleil, des nuages et du vent,
Ultime lumière, rayonnant de son or,
Elle contrôle la force de tous les éléments,
Son éclat fut trop vif et consuma mon corps.

Les Pierres n’offrent pas d’amour,
Mais toi, es-tu comme elles ?
Non, tu es humaine et peut-être qu’un jour,
Tu pourras m’enlacer et effacer ma peine,

Couvrir de ton nom toutes les autres Pierres,
N’entendre que ta voix, ne vivre qu’en ton ombre,
Toi, Pierre, unique Pierre, fais-les taire,
Mais est-ce que le fait d’être humain te donne un cœur ?

Es-tu réellement différent ?

(c) Pauline Régis

 

Rêve

Ferme les yeux et laisse-toi guider.
Dans un monde trop bleu, vêtu de rivières,
Plonge dans les eaux, au fin fond de la terre,
Prends la main du vent, tu vas t'envoler.
Le soleil t'attend, baigné de lumière,
Plane sur ses rayons, direction l'univers,
Vois la perle blanche, la Lune d'acier,
Mars, Jupiter, Calypso, Galilée,
Traverse Orion, te voilà arrivé,
Une planète claire, au visage de verre,
Pose-toi sur ses collines, ses monts de mystril,
Suis l'oiseau arc-en-ciel, par-dessus le monde,
Prend le souterrain, sors du labyrinthe,
Une ville dorée se présente à toi,
Marche vers le temple, l'ancien palais des rois,
Enlacée dans la pierre, tu la trouveras,
Un trou s'ouvrira et te ramènera,
Ouvre les yeux, tu es seul, dans la rue,
Tout n'était qu'un rêve, une illusion perdue,
Ta main s'est ouverte, elle éblouit ta vue,
La plume d'argent, flotte-là devant toi,
Il était bien réel ce rêve d'autrefois,
Chaque plume a une aile, surtout, ne l'oublie pas,
Regarde le ciel, dis-moi si tu le vois,
Cet oiseau arc-en-ciel des rêves, des mirages,

Laisse donc la plume filer entre tes doigts,

Elle retournera au royaume nuage,

Mais rappelle-toi de la laisser partir,

Condamnée au réel, condamnée à mourir,

Elle est libre, au-de là du lointain,

Va, léger, continuer ton chemin,

Ne t'inquiète pas, elle sera toujours là,

Volant dans ton coeur, juste derrière toi.



Alors, est-ce que tu l'aperçois ?

(c) Pauline Régis


 

Si tu pouvais m´aimer

Si tu pouvais m’aimer, mon bel oiseau de suie,
Je t’offrirai du jour son soleil interdit,
Volerai son éclat, sa lumière étincelle,
Jusqu’à ses rayons d’or pour en couvrir ton corps,
Et c’est ainsi parée que tu seras, ma belle,
De tout l’univers, le plus cher des trésors.

Si tu pouvais m’aimer, ma lune au cœur glacé,
J’irai jusque dans les profondeurs de la Terre,
Chercher l’ardente chaleur des volcans d’été,
Pour dégeler ton âme et ton sourire de fer,
Et c’est ainsi riante et heureuse de vivre,
Que tu sauras ma belle, me rendre le plus ivre.

Si tu pouvais m’aimer, ma rêveuse enchaînée,
Je franchirai tous les horizons de ton monde,
Je combattrai les morts et j’abattrai les ombres,
Pour délivrer ton cœur et ton regard figé,
Et c’est ainsi ma belle, rien qu’en ouvrant tes yeux,
Que je pourrai prétendre être le plus heureux.

Si tu pouvais m’aimer, ma rose sauvage,
Je déroberai au ciel ses plus blancs nuages,
Pour te construire un rêve, mais tu ne m’aimes pas,
Si tu pouvais m’aimer, mon océan d’ébène,
Je tairai à jamais l’insolente sirène,
Qui se moquait de toi, mais tu ne m’aimes pas.

Si tu pouvais m’aimer, je blanchirai la nuit,
Si tu pouvais m’aimer, je noircirai le jour,
Si tu pouvais m’aimer, mais tu ne m’aimes pas.
De nuit comme de jour, ça ne changera pas.
Et c’est ainsi ma belle, ma douce et ma vie,
Que tu sais me rendre pareil à un triste fou,
Qui aurait tout donné sans que tu n’ais rien pris,
Et serait resté pour toujours à genoux,
De la plus merveilleuse nymphe humaine.

Si tu pouvais l’aimer, il te dirai qu’il t’aime,
Si tu ne peux l’aimer, il te dira : « je t’aime »
Quoiqu’il dise et peu importe la manière,
Il n’a que ta beauté pour pleurer sa misère.

(c) Pauline Régis